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Mardi 13 mai 2008

La résurrection de l'État juif

Le Monde - édition du 16 mai 1948


A

Le Monde - édition du 16 mai 1948près deux mille ans d'exil le peuple juif retrouve son indépendance dans le pays de ses ancêtres. L'événement réalise tout d'un coup devant nos yeux un chapitre nouveau de l'Histoire sainte qui apparente notre ère matérialiste aux temps bibliques.

Le nouvel État d'Israël a été conçu de sueur, de sang et de larmes. Autant que les exploits des combattants de la Haganah ou des exaltés de l'Irgoun, la souffrance des six millions de d'Israélites immolés par le nazisme a concouru à lui donner le jour.


L'enfantement lui-même s'est produit dans une confusion invraisemblable. Le 29 novembre 1947, les Nations unies, votant le plan de partage de la Palestine, envisageaient la création d'un État juif; deux jours plus tard leur quasi-totalité se dérobait devant la responsabilité de leur acte. Jusqu'à la onzième heure le partage a été combattu sur place par la Grande-Bretagne.


Mais l'attitude en apparence la plus incohérente a été, il faut le dire, celle des États-Unis, qui, principaux champions du partage, ont fait amende honorable, hésité, proposé jusqu'à hier encore une dizaine de solutions contradictoires, pour enfin se résoudre à une décision sensationnelle, qui surprit les Juifs eux-mêmes: la reconnaissance «de facto» du nouvel État.


Pourtant la décision américaine est moins surprenante qu'on ne le pense à première vue. Depuis la nomination du général Hilldring à la direction des affaires palestiniennes, il était possible de prévoir que la diplomatie américaine penchait de nouveau à reconnaître l'État de fait créé par les succès juifs en Palestine.


En réalité, deux facteurs essentiels paraissent avoir dicté la décision de Washington.


L'U.R.S.S. et ses satellites ont à plusieurs reprises laissé entendre que l'État juif serait reconnu par eux dès sa création. Pour des raisons de politique intérieure américaine, le président Truman ne pouvait se laisser devancer par la reconnaissance soviétique. Ses hésitations lui avaient valu de sévères critiques, et notamment l'échec électoral de Bronx. Sur le plan international, rien n'aurait pu empêcher les Juifs de Palestine de faire appel, pour la protection de leur nouvel État, à l'aide soviétique, dans le cadre parfaitement légal de la décision de l'O.N.U.


Quoi qu'il en soit, la reconnaissance des États-Unis a gagné de vitesse celle des l'U.R.S.S.


Les Juifs, à coup sûr, ne s'en plaindront pas. Leur État est maintenant assuré de l'appui des Deux Grands et, partant, de presque toutes les Nations unies.


Devant les dirigeants sionistes les tâches sont immenses.


Il importe d'abord qu'ils organisent leur État. Le flot de réfugiés prêt à déferler sur la Terre sainte doit être canalisé, réduit, étalé sur de longues années à venir. Ce fait à lui seul réserve de sérieuses difficultés à l'État d'Israël. Le territoire de celui-ci devra en outre être aménagé en vue de subvenir aux besoins de ses habitants. L'industrie sioniste, frappée en plein essor par les troubles de ces dernières années, a, en plus, perdu la plupart de ses débouchés, c'est-à-dire les marchés arabes.


Et précisément la tâche essentielle du gouvernement juif est de trouver un «modus vivendi» avec ses voisins.


Pour l'instant les hostilités sont ouvertes. Les armées arabes ont, selon les dernières dépêches, franchi la frontière palestinienne. La rencontre est à première vue inévitable. À moins que les arabes n'opèrent un freinage de dernière heure, qui permettrait au roi de Transjordanie de constituer l'unité arabe sur les anciens territoires promis à sa famille. La «Grande Jordanie» est déjà virtuellement réalisée, la Légion arabe occupe tous les points stratégiques de la Palestine arabe. Il est probable que le roi Abdallah hésitera à compromettre tant d'avantages sur un coup de dés. Un accord avec les Juifs lui paraîtra sans doute préférable.


De toute façon, sur ce plan également, l'événement est lourd de conséquences. La baudruche du panarabisme, un peu gonflée par la Grande-Bretagne, a été crevée. Quelle que soit l'issu du conflit, les États arabes sont maintenant placés devant leurs responsabilités. La Ligue arabe n'a pas eu jusqu'à ce jour une seule réalisation d'ordre social à son actif. Au lieu de chercher en Palestine ou en Afrique du Nord un dérivatif aux mécontentements de la masse arabe, ses dirigeants vont se voir contraints par le développement de la situation en Palestine à envisager des réformes et une amélioration du niveau de vie en Proche-Orient.


Aux uns comme aux autres, l'aide des Nations unies est nécessaire. L'O.N.U., dont le rôle en l'occurrence n'a pas été brillant, peut trouver là une occasion inespérée de se racheter. De toute façon, pour la première fois, et bien malgré elle, une de ses décisions a enfin été appliquée.



Israël, 60 ans, et après

Le Monde - édition du 14 mai 2008


I

Le Mondesraël a 60 ans, et bien des raisons de fêter cet anniversaire. Il est l'une des rares démocraties de la région. Il dispose de l'économie la plus brillante du Proche-Orient. Il est l'un des pôles mondiaux des nouvelles technologies. Il compte plus d'habitants que n'auraient osé en rêver les militants sionistes de la fin du XIXe siècle : plus de sept millions d'habitants, dont un million et demi d'Arabes israéliens. L'hébreu est une langue chérie, celle de romanciers et essayistes traduits dans le monde entier. Le cinéma israélien est à l'affiche des plus grands festivals. Si écrivains et réalisateurs auscultent les fractures de l'identité nationale, c'est parce qu'elle existe bel et bien...

 

Bien sûr, il y a la sécurité. Créé par l'ONU en 1948, Israël est sans doute le seul pays au monde qu'un autre membre des Nations unies, la République islamique d'Iran, veut voir "rayé" de la carte. Sans que l'expression de ce voeu ait ému le moins du monde le Conseil de sécurité ou l'Assemblée générale de l'ONU ! Mais, même au chapitre de la sécurité, Israël est en meilleure position qu'il y a seulement trente ans.

 

L'alliance militaire avec Washington est plus forte que jamais. La paix a été faite avec certains des Etats arabes voisins (l'Egypte et la Jordanie). Jamais Israël n'a bénéficié de relations aussi bonnes avec les grandes puissances du moment, de la Russie à la Chine et de l'Europe aux Etats-Unis.


Le projet sioniste - que les juifs se dotent d'un Etat comme les autres peuples et normalisent leurs relations avec ceux-ci - paraît presque pleinement réalisé. Pourtant, les Israéliens n'ont pas l'humeur à la fête. Leur système politique est en panne, ils ont perdu la foi dans des dirigeants qui paraissent faibles, incapables de prendre des décisions à la mesure du vrai défi qui se pose au pays : établir la paix avec les Palestiniens.


Cela n'est pas seulement affaire d'élémentaire justice pour ces derniers. Cela commande la normalisation qui compte le plus pour Israël : son insertion dans son environnement arabe - la vraie sécurité. Cela se fait à deux, dira-t-on, et les Palestiniens, au leadership tout aussi affaibli, portent leur part de responsabilité.

 

Mais l'incessant renforcement des implantations israéliennes aussi, qui torpille le projet même de création d'un Etat palestinien viable. Le statu quo actuel, plus déprimant que jamais, est le vrai danger. Pour les Israéliens et les Palestiniens.

 

par Le Monde publié dans : Média
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Vendredi 9 mai 2008

Lettre ouverte au Rabbin Gilles Bernheim

Par Rav Yéhiel Brand (Paris, Mars 2008)

J’ai lu avec beaucoup d’attention l’ouvrage que vous avez écrit avec le cardinal Philippe Barbarin, Le rabbin et le cardinal. Vos positions sur plusieurs sujets m’ont interpellé et posent problème, c’est pourquoi je souhaite développer un certain nombre de remarques sur ce livre. Cette démarche critique rejoignant finalement la vôtre, d’autant que vous déclarez vous-même appartenir à l’école des pharisiens.

Les réflexions qui vous amènent aujourd’hui à favoriser un rapprochement avec le monde chrétien, ainsi que votre revendication d’une participation de l’Eglise et de la Synagogue à un combat commun afin d’agir pour le respect et l’efficacité des lois de civilisation, sont-elles conformes à l’interprétation de nos Sages ?

Même si votre inquiétude au sujet d’une déjudaïsation de bien des juifs ne peut que rencontrer mon approbation, ce rapprochement intime est-il utile et prudent ?

Je vous propose d’examiner des questions essentielles, sur lesquelles on ne peut laisser planer une quelconque ambiguïté:

1) Le bien fondé d’une ré-judaïsation par un enseignement chrétien.

2) La réintégration de Jésus comme compagnon du judaïsme, abstraction faite de la christologie.

3) La définition juive de l’idée hérétique.

4) Le Messie et le messianisme.

5) La Résurrection, l’Eucharistie, le christianisme comme religion révélée.

6) La position actuelle de l’Eglise sur les lectures bibliques, et l’utilité du dialogue.

7) Les chrétiens font-ils partie du peuple élu ?

8) Les ‘Houkims et l’intention pour les mitsvoth.

 

- Lire toute la lettre ici -

 

Conclusion

A la lumière de ce que nous venons d’écrire, quant à votre souhait de favoriser une collaboration active entre juifs et chrétiens, d’un enrichissement spirituel réciproque, d’une construction commune de la civilisation, les juifs ont le devoir d’être le phare des nations.

Bien que le judaïsme peut et doit, dans la mesure de son possible, faire entendre sa voix sur maints problèmes de notre société, ce n’est pas dans une collaboration avec les fidèles des autres religions qu’il réussira, car il doit garder son originalité et sa pureté.

Toute collaboration exige des concessions, conscientes ou pas, qui se retrouvent dans votre ouvrage, au point de laisser croire qu’elles sont à votre convenance.

Certes, au niveau politique et dans bien d’autres domaines, ces concessions pourraient se révéler bénéfiques ; en revanche pour la Thora, aucun syncrétisme n’est envisageable, car telle est la position du judaïsme, l’a été de tout temps et il s’agit d’un point de la plus grande importance.

Pour résoudre la menace d’une déjudaïsation des juifs, nous ne devons nullement suggérer l’étude des interprétations erronées et surannées de l’Eglise ; elles ne feront que parasiter le message et compliquer notre tache.

Il convient d’aller sans détour au but et approfondir les textes juifs avec les éclairages des Rabbins pharisiens et de nos rabbins.

Veuillez agréer, Monsieur le rabbin, mes sincères salutations.

Yéhiel Brand

par Rav Yéhiel Brand publié dans : Monde juif
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Jeudi 8 mai 2008

L’État juif n’a plus de justification !

Un immigrant assassine trois membres de sa famille, des enfants ont peur d’aller à l’école le matin, d’autres sont maltraités ; on assiste à des viols dans les kibboutz, des pédophiles sévissent dans la ville ; des familles entières de malfrats imposent la terreur tandis que des familles de riches sèment la misère, et tout le pouvoir est pourri de l’intérieur. 60 ans déjà, et pourtant si peu après la Shoa, Yaël Mishaeli se demande ce qui nous reste de l’État juif ?

Par Yaël Mishaëli, Yediot Aharonot (traduction : Jonat)

Soixante ans après j’ose remettre en question le droit des Juifs à un État. Pas ce droit accordé par les nations du monde, mais ce droit éthico-juif, celui qui justifia la grande épopée sioniste qui débuta quelques dizaines d’années avant la Shoa et qui se conclu grâce à elle. Ce même droit qui justifie le prix phénoménal que nous payons pour «  être un peuple libre sur la terre de Sion et Jérusalem ».

C’est ici que je suis née, c’est ici que sont nés mes enfants. C’est ici que j’ai ingurgité et inculqué la doctrine du sionisme laïque (« les Juifs n’ont pas d’alternative - Ein breira », « c’est à cause de l’antisémitisme », Dreyfus, etc.) ainsi que cet additif nationaliste-religieux qui confère à l’État une conception emblématique de « prémices de notre rédemption ». C’est aussi ici que je me suis endormie en me ressassant l’histoire des pogroms en Russie, l’horreur de l’expulsion d’Espagne, et me suis réveillée le matin en pensant aux chiffres bleuâtres sur le bras de mes enseignants du primaire que les nazis avaient gravés dans leur chair, maudits soient-ils.

J’appartiens à la toute première génération née de ce jeune État, qui apprit à légitimer sa création et son existence par toutes sortes de justifications. Cette génération qui rêva et combattit pour un État juif au peuple juif.

Aujourd’hui, en allant me coucher le soir, j’apprends qu’un immigrant russe a assassiné trois membres de sa famille, que les enfants ont peur d’aller à l’école le matin, qu’un jeune éthiopien en a assassiné un autre, que des enfants vont se coucher affamés, pendant que d’autres sont abusés par leurs parents, que certains accidents de la route sont des homicides volontaires ; viols dans les kibboutz, pédophiles dans la ville, ghetto de noirs à Guedera, meurtre d’une femme par son mari, orthodoxes roués de coups par les policiers… une génération entière d’enfants d’immigrants des quatre coins de la terre est complètement désorientée, des familles de gangsters sèment la terreur pendant que des familles de riches répandent la misère, et tout cela en l’espace d’une seule génération, à peine passée, et en me levant le matin je ne vois que haine, plainte, envie et désespoir à chaque endroit et en tout lieu, et c’est ça aujourd’hui l’État juif, l’État des Juifs.

Et à tout ceci il faut ajouter : un pouvoir corrompu, un système juridique litigieux, une police véreuse et faible et une armée inutile ; un ministère des Finances insensible, un ministère de l’Éducation désemparé, des services sociaux en faillite, des associations de femmes et d’enfants qui croulent sous leurs charges, des associations de bienfaisance qui n’arrivent plus à répondre à la demande, un ministère de la Santé malade, un panier de santé déficient et des caisses de maladie cupides ; les anciens de la marine meurent de maladies tandis que les survivants de la Shoa sont humiliés et exploités. Qu’y a-t-il de juif dans tout ça ? Qu’avons-nous dans l’État juif qu’il n’y a pas dans les autres pays ?

Même le « Ein breira - il n’y a pas d’alternative » du sionisme laïc ne suffit plus pour justifier l’existence de l’État. Les Juifs du monde entier vivent plus en sécurité que les Juifs d’Israël.

Mais c’est surtout d’un point de vue moral juif que l’État d’Israël d’aujourd’hui n’a pas le mérite d’exister. L’éthique juive qui repose sur la responsabilité collective, la prise en charge des besoins fondamentaux des défavorisés dans la société, une économie sociale juste, n’existe tout simplement pas ici. Même la morale juive dans le cadre d’un gouvernement discipliné, d’un système judiciaire humble et sage, et d’une considération élémentaire pour tous ses concitoyens, ne fait pas partie des « articles de foi » de l’État d’Israël.

Contrairement à tout ce que nous pensions jusqu’à présent, ceux qui sont restés en Europe après la Shoa ont eu raison, même en Allemagne. Peut-être ont-ils compris que les Juifs n’ont pas réussis et ne réussiront pas à créer un État juif, ou qu’un État juif ne peut-être mieux qu’un autre pays, ou qu’un État juif est la pire des solutions pour le Peuple Juif d’un point de vue culturel, spirituel et physique.

Soixante ans déjà et pourtant si peu après la Shoa, soixante années précisément pour l’État d’Israël, la morale et l’éthique juive n’existent plus, en tout cas pas dans l’État d’Israël. L’État juif n’a donc plus de justification.

[Ce texte assez virulent contre l’État d’Israël est l’expression d’une longue crise identitaire que les Israéliens traversent depuis ces dix dernières années, l’apparition d’une vague post-sioniste n’en est que la conséquence. Israël se pose aujourd’hui la question-clé de la viabilité d’un État démocratique et juif en même temps, consensus clair à la naissance de ce dernier, dans le seul but d’une acceptation unanime de la définition du nouvel État. Cependant, il fut clair pour les pères du sionisme que cette définition de l’État ne devait être que symbolique, c’est-à-dire sans aucune incidence sur la législation israélienne.  Celle-ci ne devait reposer, au début, que sur le droit ottoman et britannique (Common-Law), et certainement pas sur les lois du Talmud. Puis, une constitution devait naître peu de temps après, ne garantissant les lois religieuses telles que le respect du chabbat, celles régissant le mariage, l’exemption de l’armée, et les lois de la cacherout que sous un statu quo (très peu respecté aujourd’hui) amené à être légiféré par la future constitution laïque israélienne. Mais les dissensions entre religieux et laïcs s’accentuant dans tous les domaines de la société, aucun texte constitutionnel n’a été adopté réellement, hormis 14 lois fondamentales depuis 1950, date à laquelle la résolution Harari lança officiellement la rédaction de la Constitution. La situation économique et sociale est catastrophique ; un Israélien sur quatre vit en-dessous du seuil de pauvreté. L’Éducation nationale est désastreuse, et les niveaux de la violence, de l’alcool et de la drogue dans les écoles atteignent de tristes records. La déclaration fracassante de Ben Gourion – à la fois révisionniste, et méprisante envers le peuple juif et sa culture – s’est retournée contre lui et prouve aujourd’hui ô combien il s’était leurré en déclarant en 1947 : « Les diasporas qui se résorbent et s’assemblent en Israël ne constituent pas encore un peuple (!), mais une tourbe hétérogène et de la poussière humaine, sans langue, sans éducation, sans racines (!!!). Transformer la poussière humaine en nation cultivée n'est pas tâche aisée (sic) ».

À l’issue de six guerres israélo-arabes, deux intifada, et sous la menace permanente du terrorisme palestinien et d’une extermination nucléaire venant d’Iran, les Israéliens se demandent aujourd’hui ce qui reste du « foyer sécuritaire » qu’est censé être Israël, alors que finalement on est plus en sécurité en Europe, aux États-Unis ou même en Russie. Il est évident aujourd’hui que rien ne peut justifier après 60 ans d’existence et un bilan aussi désastreux, un retour en terre d’Israël - si ce n’est pour y respecter les lois du judaïsme - c’est la seule définition et justification possible d’un État juif en terre d’Israël. Il est temps que le « peuple installé à Sion » se réveille, change de cap et rebâtisse cet État… avant qu’il ne soit trop tard.]

par Yaël Mishaëli publié dans : Israël
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Mercredi 30 avril 2008

Qui sont les Palestiniens ?

Si vous êtes si sûr que l’existence de la « Palestine » remonte très loin dans l’Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions qui suivent sur ce pays, la « Palestine » :

Par Yashiko Sagamori (traduction : Marcoroz)

 

1)       Quand a-t-elle été fondée, et par qui ?

2)       Quelles étaient ses frontières ?

3)       Quelle était sa capitale ?

4)       Quelles étaient ses principales villes ?

5)       Qu’est-ce qui constituait la base de son économie ?

6)       Quelle était la forme de son gouvernement ?

7)       Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?

8)       La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation ?

9)       Quelle était la langue de la Palestine ?

10)    Quelle était la religion dominante en Palestine ?

11)    Quel était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l’Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, le yen japonais ou le yuan chinois.

12)    Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?

13)    Connaissez-vous une librairie où l’on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?

14)    Enfin, puisqu’un tel pays n’existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?

Si vous vous lamentez sur le « lent naufrage » de cette nation autrefois « fière », pourriez-vous dire quand, exactement, cette « nation » a été fière, et de quoi elle était fière ?

Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur « palestinienne » n’est pas seulement constituée d’Arabes génériques mais en grande partie d’Arabes provenant – ou plutôt expulsés – du monde arabe alentour, si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l’autodétermination, pourquoi n’a-t-elle jamais essayé d’accéder à l’indépendance avant qu’Israël n’inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-jours ?

J’espère que vous éviterez la tentation d’invoquer un lien entre les « Palestiniens » actuels et les Philistins de la Bible : substituer l’étymologie à l’Histoire ne saurait être de mise.

La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir. N’ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont appelée non sans cynisme le « peuple palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l’Égypte, après la guerre des Six-jours, d’accepter inconditionnellement de reprendre l’une la « Cisjordanie » et l’autre Gaza ?

Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national, que la tribu d’Indiens américains qui s’est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif. Les soi-disant « Palestiniens », eux, n’ont qu’une motivation : la destruction d’Israël, et de mon point de vue, cela ne saurait suffire à faire d’eux une nation – ni rien d’autre à l’exception de ce qu’ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée.

En vérité, il n’existe qu’un moyen de parvenir à la paix au Proche-Orient. Il faut que les pays arabes reconnaissent et acceptent leur défaite dans leur guerre contre Israël, et, en tant que perdants, qu’ils versent à Israël des réparations pour les dégâts qu’ils lui ont causés depuis plus de 60 ans. La forme de réparation la plus appropriée consisterait à éliminer leur organisation terroriste de la terre d’Israël et d’accepter l’antique souveraineté d’Israël sur Gaza, la Judée et la Samarie.

Ce serait la fin du peuple palestinien. Vous disiez qu’il vient d’où, déjà ?

par Yashiko Sagamori publié dans : Israël
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