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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 22:52

Qui sont les Palestiniens ?

Si vous êtes si sûr que l’existence de la « Palestine » remonte très loin dans l’Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions qui suivent sur ce pays, la « Palestine » :

Par Yashiko Sagamori (traduction : Marcoroz)

 

1)       Quand a-t-elle été fondée, et par qui ?

2)       Quelles étaient ses frontières ?

3)       Quelle était sa capitale ?

4)       Quelles étaient ses principales villes ?

5)       Qu’est-ce qui constituait la base de son économie ?

6)       Quelle était la forme de son gouvernement ?

7)       Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?

8)       La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation ?

9)       Quelle était la langue de la Palestine ?

10)    Quelle était la religion dominante en Palestine ?

11)    Quel était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l’Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, le yen japonais ou le yuan chinois.

12)    Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?

13)    Connaissez-vous une librairie où l’on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?

14)    Enfin, puisqu’un tel pays n’existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?

Si vous vous lamentez sur le « lent naufrage » de cette nation autrefois « fière », pourriez-vous dire quand, exactement, cette « nation » a été fière, et de quoi elle était fière ?

Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur « palestinienne » n’est pas seulement constituée d’Arabes génériques mais en grande partie d’Arabes provenant – ou plutôt expulsés – du monde arabe alentour, si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l’autodétermination, pourquoi n’a-t-elle jamais essayé d’accéder à l’indépendance avant qu’Israël n’inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-jours ?

J’espère que vous éviterez la tentation d’invoquer un lien entre les « Palestiniens » actuels et les Philistins de la Bible : substituer l’étymologie à l’Histoire ne saurait être de mise.

La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir. N’ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont appelée non sans cynisme le « peuple palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l’Égypte, après la guerre des Six-jours, d’accepter inconditionnellement de reprendre l’une la « Cisjordanie » et l’autre Gaza ?

Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national, que la tribu d’Indiens américains qui s’est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif. Les soi-disant « Palestiniens », eux, n’ont qu’une motivation : la destruction d’Israël, et de mon point de vue, cela ne saurait suffire à faire d’eux une nation – ni rien d’autre à l’exception de ce qu’ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée.

En vérité, il n’existe qu’un moyen de parvenir à la paix au Proche-Orient. Il faut que les pays arabes reconnaissent et acceptent leur défaite dans leur guerre contre Israël, et, en tant que perdants, qu’ils versent à Israël des réparations pour les dégâts qu’ils lui ont causés depuis plus de 60 ans. La forme de réparation la plus appropriée consisterait à éliminer leur organisation terroriste de la terre d’Israël et d’accepter l’antique souveraineté d’Israël sur Gaza, la Judée et la Samarie.

Ce serait la fin du peuple palestinien. Vous disiez qu’il vient d’où, déjà ?

Par Yashiko Sagamori - Publié dans : Israël
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 15:14

Mai 1968 ou le vide en héritage

« Les acteurs de Mai détestent la France, à l’exception de quelques symboles utilisables. […] La nation se bâtit dans les mémoires et dans la langue, pas sur le pavé à hurler des slogans ineptes »

Par Cyril de Pins

 

Nous sommes les héritiers de Mai 1968. C’est indubitable. Mais nous ne nous sommes plus que cela. Ceux qui, comme moi, sont nés après 1970, n’ont reçu en héritage que ce que leur a légué la génération précédente, celle qui avait une vingtaine d’années lors des réjouissances printanières où tant de gens ont cru voir une révolution. Et cet héritage est bien pauvre : il consiste en une propension juvénile à la déploration et à la dénonciation publique, en une confiance illimitée et aveugle en la jeunesse et en soi, en une détestation de principe de l’autorité et en un rejet haineux du passé.

La manifestation sur les Champs-Elysée - 30 mai 1968 « Du passé faisons table rase », disait l’Internationale, Mai 1968 et ses petits soldats lyriques l’ont fait, en braillant : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ».
Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est assez réussi : plus un élève qui ne sache qui est Danton ou Marat, plus un élève qui sache distinguer une église romane d’un lavoir, plus un élève qui sache même qui furent Lénine et Mao. Les élèves font désormais le même usage de l’histoire que celui de leurs ainés : l’histoire n’est bonne qu’à proposer les ébauches imparfaites de notre modernité

Il était frappant, lors du mouvement anti-CPE, d’observer le mimétisme des enfants et voire des petits enfants des « révolutionnaires » de Mai, qui n’avaient qu’une idée en tête, répéter Mai.

Il serait intéressant, en ces temps de commémoration lyrique, de soumettre les jeunes générations à une petite épreuve. Elle consisterait à leur faire lire les slogans inscrits sur les murs des rues et des universités en 1968 et à leur demander ce qu’ils en comprennent. On se rendrait alors compte qu’ils n’y comprennent rien, ni le sens, ni, plus grave, l’humour souvent référentiel (notamment des citations de Saint-Augustin, Napoléon, Ambrose Bierce, Alphonse Allais, etc.)

Il est interdit d'interdire Enfants gâtés de l’histoire, ils furent la première génération depuis la nuit des temps qui ne connut pas la guerre, ni même sa menace – tandis que la génération précédente avait encore connu la guerre d’Algérie –, ils furent la dernière génération à connaître une telle prospérité et ce qui l’accompagnait, à savoir des carrières nombreuses et brillantes possibles à une époque où tout se développait et s’élargissait : les entreprises, les universités, les Grandes Ecoles, etc. Ajoutons qu’ils ne connurent pas, dans leur jeunesse, la psychose sexuelle induite par l’apparition du SIDA.

Gâtés par l’histoire, ils le furent aussi par l’instruction. Les premiers, ils reçurent si nombreux une excellente formation classique (latin, grec, littérature classique, une belle langue française, etc.) et les derniers, ils reçurent l’héritage populaire de nos provinces, ses langues (dialectes français, occitan, breton, basque, alsacien, gascon, etc.) et ses traditions.

Comme tous les enfants gâtés, ils ont détruit ce qu’ils avaient reçu, ce que l’histoire avait conservé si longtemps, ces langues, ces traditions et cet enseignement hérité des jésuites et généralisé par la République. Ils remplacèrent tout cela par leurs caprices, par leurs fantasmes et par la seule mémoire de leur jeunesse.

Sois jeune et tais-toi Ma génération est la première à n’avoir rien reçu : ni langue régionale (le fameux patois dont le patrimoine est parfois éminent, si on parvient à se souvenir des troubadours – ce que font les Italiens et les Catalans, mais pas nous) ; ni formation classique (les classes de latin et grec ont fermé presque partout, en dépit de la défense menée par leurs ainés, telle Mme Jacqueline Worms de Romilly) ; ni même, et c’est plus grave, culture nationale : nos élèves ignorent presque tout de l’histoire de France, de sa littérature classique et leur maîtrise du français est confuse et laxiste, conforme au fond aux seules exigences qu’on a fait peser sur eux et qui se résument à l’expression de soi (à la place de l’expression tout cours).

Bartabas rappelait récemment le péché de la génération 1968 par ces mots : « Ce que la génération qui m’a précédé – celle de 68 – a oublié d’assumer : la transmission du savoir ».

Nous n’avons reçu que le narcissisme des enfants gâtés de l’histoire et leurs bons sentiments ; nous n’avons reçu aucun savoir, ni aucun savoir-faire. N’est-ce pas dès lors à notre génération de dresser le bilan de Mai 1968 et de l’œuvre de ses acteurs, plutôt qu’à celle qui déjà a suffisamment fait pour rendre abruties et incultes celles qui viendraient après ? Or, on n’entend qu’eux ! Depuis quarante ans, on n’entend qu’eux, comme si la France avait commencé avec leurs cris et leurs slogans ; ils pavanent tous ces jours-ci, comme des anciens combattants alors que ce sont de nouveaux rentiers. Les vrais résistants, qui devaient leur carrière à leur engagement, avaient de la pudeur et du courage, EUX.

La crise de l’identité française n’est pas difficile à expliquer. Depuis Mai 1968 et conformément au crédo de ses acteurs, la France est considérée comme le pays des droits de l’homme et n’est que cela.

Lundi 6 mai - Quartier-Latin

Oubliées les mémoires provinciales qui permettent de comprendre que la France s’est constituée au gré d’une histoire diverse et complexe, une histoire dont la République n’est que le dernier chapitre ; oubliés les siècles sans démocratie où l’Europe admirait pourtant nos écrivains et nos savants et nos soldats ; oubliées ses racines chrétiennes, latines, grecques, germaines ; oubliés ses patois ; oubliée la langue scolaire qui, pourtant, souda la nation d’abord son élite, puis, l’école se développant (et la guerre mélangeant les gens de toutes les provinces), toutes les autres couches de la société.

Ce qui fait une nation, c’est une commune mémoire. Nous n’en avons plus. Rien n’est plus écœurant pour ceux de ma génération que d’entendre à longueur de journée le diagnostic de tous ces irresponsables qui, passées les journées de Mai, une fois arrivés aux affaires (ils y sont toujours), n’ont eu de cesse que de réaliser leurs fantasmes : l’enfant au centre (de tout), les vieilles lunes aux oubliettes (les souvenirs inutilisables symboliquement, les langues régionales (inutiles pour l’ascension sociale et trop liées au passé et à la campagne), les humanités (latin, grec et culture religieuse), toutes les formes (vestimentaires, linguistiques, la politesse, etc.) et la sélection).

Les fossoyeurs de la mémoire et des langues s’érigent, depuis quarante ans, en médecins de celles-ci, qui prennent leurs modèles là où la mémoire survit moins encore.

Les pays scandinaves, sans cesse donnés en exemple, sont malades plus encore que nous : leurs enfants n’y apprennent presque rien (l’anglais qu’ils parlent si bien, ils l’apprennent à la télévision où rien n’est doublé), ils se désintéressent de leur histoire – les départements de scandinave ancien sont désertés par les Danois et les Suédois (où d’ailleurs ils ont même tendance à fermer).
Mais ils ne sont pas nombreux et les sociétés sont assez homogènes et prospères, aussi l’identité nationale est-elle préservée – mais pour combien de temps et dans quelles conditions ?

Brisons les vieux engrenages Les acteurs de Mai détestent la France, ils n’en aiment que les quelques symboles utilisables : la Révolution française, la Résistance (et encore) et une partie de son patrimoine artistique et culinaire. Ceux-là (et certains de leurs disciples dociles des générations suivantes) invoquent dès qu’ils peuvent les autres périodes de notre histoire comme des repoussoirs dont les gens ne savent plus rien désormais de toute manière : l’Ancien Régime (dont on confond tous les rois et toutes époques), le Moyen Âge (dont on ignore tout et qu’on caricature sous les traits de l’Enfer de Dante, auteur aujourd’hui ignoré universellement), l’Empire (Napoléon est de plus en plus décrit comme un Hitler – selon une lecture anglo-saxonne), le Second Empire (dont on ne retient rien alors qu’il permit de moderniser le pays et de développer un grand nombre de nos régions, dont le Sud-Ouest), Vichy (la référence et le résumé de la France selon BHL, dans L’idéologie française qui fut la Bible de nombreux acteurs de Mai)…

Comment s’étonner que le résultat de leurs travaux politiques, sociaux et idéologiques soit une générale détestation de la France, de son passé, de son présent et de tout ce qui y est associé, qu’une partie de notre jeunesse aille au stade pour siffler son hymne national, qu’elle n’hésite pas à quitter le pays ou la langue française ?

Le sentiment national est nécessairement un sentiment particulier : c’est le sentiment d’appartenir à une histoire particulière, de participer à une aventure particulière, de parler une langue particulière et de vivre sous des lois particulières.
Tout à leur lyrisme, les acteurs de Mai, ont décidé de renoncer au particulier pour embrasser l’universel : la France n’est plus que la patrie des droits de l’homme, l’expérience française, libérée de son lourd héritage historique, n’est qu’une promesse de justice sans cesse trahie – une bonne raison de redescendre sans cesse dans la rue commémorer Mai.

Caroline de Bendern 1968
Aucune nation ne peut se nourrir que d’universel et chaque fois qu’une nation s’est pensée comme universelle, encore que cette pensée ne fut alors jamais qu’un horizon, cela se traduisit par des guerres et de l’expansion. La colonisation en fut un symptôme : si la France est universelle, pourquoi devait-on en priver les peuples ?

Il est évident qu’on ne restaurera pas l’identité nationale en se contentant d’expulser sans grand discernement un maximum d’étrangers et qu’on n’enseignera pas l’amour de la France et de sa langue (voire de ses langues) par un catéchisme scolaire vidé de toute mémoire et des coupes du monde.

La France est un pays fort de traditions savantes, linguistiques, historiques et universitaires riches et nombreuses. C’est un pays au patrimoine inépuisable mais menacé, par l’indifférence (on détruit de plus en plus d’églises et les châteaux sont massacrés les uns après les autres par de funestes transformations ou, tout simplement, la ruine).

Les acteurs de Mai détestent tant l’héritage qu’ils considèrent qu’on ne le taxe jamais suffisamment, qu’on ne l’entrave jamais suffisamment, car rien n’est plus inique que l’héritage. Je m’étonne souvent qu’ils n’aient pas encore envisagé d’égaliser les patrimoines génétiques (les héritages biologiques)… mais soyons patients : leur passion de l’égalité et leur haine de l’héritage les y conduiront un jour.

Les acteurs de Mai ont oublié une chose importante : tout héritage s’accompagne de dettes ; les premiers, ils ont joui de l’héritage en ignorant les dettes, à commencer par celle qu’on contracte en recevant tout héritage : celui de le transmettre à la génération suivante. Cette dette est une dette laissée non seulement par ceux qui nous ont précédés, mais aussi et surtout qui nous lie à ceux qui viennent et à qui nous devons confier mémoire et savoir car ils sont l’avenir.

Que transmettront ceux de ma génération et ceux de la génération suivante ? On ne fait pas une nation et une histoire avec de la bonne conscience et quelques symboles réconfortants. La nation se bâtit dans les mémoires et dans la langue, pas sur le pavé à hurler des slogans ineptes – les mêmes depuis trente ans (les seules chansons que les plus jeunes partagent avec les plus vieux sont ces chants fort laids des manifestations…).

Ceux qui ont acquis leur rente en jetant des pavés voudraient qu’on les admire d’avoir joui sans partage de leurs privilèges pendant tant de temps en cherchant à nous faire verser une larme émue sur leurs faits d’arme. Ce n’est plus odieux, c’est obscène.

Cyril de Pins, pour www.causeur.fr - A 32 ans, Cyril de Pins est professeur agrégé de philosophie. Traducteur, il poursuit des recherches en histoire de la linguistique.

Par Cyril de Pins - Publié dans : Douce France
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 00:28

Egypte : Un journaliste nommé Ipover

Un papyrus découvert en 1828 décrit avec une précision biblique les dix plaies d’Egypte

Par Jonat (14.04.08)

 

Ce papyrus, très endommagé, est actuellement conservé au Musée national hollandais des antiquités, le Rijksmuseum van Oudheden, de Leiden en Hollande sous la référence 344. Découvert près de Memphis, en Egypte, au début du 19ème siècle, il a été traduit en 1909 par un grand égyptologue anglais, Sir Alan Henderson Gardiner, spécialiste de l'écriture hiératique. Le texte de ce papyrus est écrit en cursive égyptienne antique, appelée aussi hiératique, une écriture dérivée des hiéroglyphes sculptés dans les monuments de l'Egypte antique.

Papyrus Leiden I 344 recto

Ce papyrus décrit de violents cataclysmes en Egypte, la famine, la sécheresse, la fuite des esclaves emportant les richesses des égyptiens, et la mort ravageant tout le pays. Ecrit par le scribe Ipover au cours de la 12ème dynastie égyptienne et recopié pendant la 19ème, ce papyrus est le récit d'un témoin oculaire d'une terrible catastrophe qui s'est abattue sur le royaume d'Egypte.

Ce récit ressemble étrangement à celui de la Torah (Livre de l'Exode) décrivant les effets des 10 plaies d'Egypte. Le papyrus Ipover et le Livre de l'Exode peuvent se comparer à des articles de deux journalistes antiques, l'un égyptien et l'autre hébreu, assistant horrifiés et impuissants à la même catastrophe inexplicable.

Comparaison de deux récits antiques d'une même catastrophe

 

PAPYRUS IPOVER
(Papyrus n°344, Musée de Leiden, Hollande)

TORAH
(Livre de l'Exode)

2:5-6 La peste s'est abattue sur tout le pays. Il y a du sang partout.

2:10 Le fleuve est de sang.

2:10 Les hommes ont peur de goûter l'eau. Les humains ont soif d'eau.

3:10-13 C'est notre eau! C'est notre bonheur! Que pouvons-nous faire? Tout est en ruine.

7:20 Toute l'eau du fleuve fut changée en sang.

7:21 Il y avait du sang sur toute la Terre d'Egypte et le fleuve puait.

7:24 Et tous les Egyptiens creusèrent le sol aux abords du Nil pour trouver de l'eau potable, car ils ne pouvaient boire l'eau du fleuve.

2:10 En vérité, les portes, les colonnes et les murs de la ville sont détruits par le feu.

10:3-6 La Basse Egypte pleure. Le palais entier est privé de revenus, alors que le blé et l'orge, les oies et les poissons, lui reviennent de droit.

6:3 En vérité, le grain a péri de tous les côtés.

5:12 En vérité, ce que l'on voyait hier a disparu aujourd'hui. La campagne est désertée et la cueillette du lin abandonnée.

9:23-24 Et le feu courait le long du sol... il y eut de la grêle et du feu mêlé à la grêle, une grêle très forte...

9:25 Et la grêle frappa toute l'herbe des champs et brisa tous les arbres des champs.

9:31-32 Et le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleurs. Mais le blé et le seigle ne furent pas frappés car ils sont tardifs.

10:15 Et il ne resta aucune verdure sur les arbres ou sur l'herbe des champs dans tout le pays d'Egypte.

5:5 Le cœur de tous les animaux pleure. Les troupeaux gémissent...

9:2-3 Vois, les troupeaux sont abandonnés, et il n'y a personne pour les rassembler.

9:3 La main de l'Eternel frappera les troupeaux qui sont dans les champs... et il y aura une peste très grave.

9:19 ...rassemble à la hâte tes troupeaux, et tout ce que tu possèdes dans les champs...

9:21 Et celui qui n'écouta pas la parole de l'Eternel, laissa ses serviteurs et ses troupeaux dans les champs.

9:11 Le pays est sans lumière.

10:22 Et il y eut une obscurité épaisse sur tout le pays d'Egypte.

4:3 (5:6) En vérité, les enfants des princes sont précipités contre les murs.

6:12 En vérité, les enfants des princes sont jetés dans les rues.

6:3 La prison est en ruine.

2:13 Partout le frère enterre son frère.

3:14 Des gémissements s'élèvent dans tout le pays, se mêlant aux lamentations.

12:29 Et il arriva, au milieu de la nuit, que l'Eternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Egypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu'au premier-né du captif qui était dans la prison.

12:30 ...il n'y avait pas de maison où il n'y eût un mort.

12:30 ...il y eut un grand cri en Egypte.

7:1 Vois, le feu s'élève dans le ciel. Ses flammes se dirigent vers les ennemis du pays.

13:21 ...le jour dans une colonne de nuée pour leur indiquer la route, et la nuit dans une colonne de feu, pour les éclairer, afin qu'ils puissent marcher de jour et de nuit.

3:2 L'or et le lapis-lazuli, l'argent et la malachite, la carnélite et le bronze sont autour du cou des esclaves femelles.

12:35-36 ...et ils demandèrent aux Egyptiens, des objets d'argent, des objets d'or et des vêtements. Et l'Eternel fit que le peuple des Israélites trouvât grâce aux yeux des Egyptiens qui acceptèrent leurs demandes. Ils dépouillèrent ainsi l'Egypte de ses richesses.

 

Un véritable reportage d'une catastrophe antique

L'égyptien Ipover fit sur son papyrus un véritable reportage de la catastrophe : « Le fleuve (Le Nil) est de sang, ...toute l'eau du fleuve s’est changée en sang, ...la peste s'est abattue sur le pays entier. Le sang est partout ».

La présence de sang dans le Nil provoqua la mort des poissons, ce qui entraîna la puanteur constatée par le rédacteur du Livre de l'Exode : « et le fleuve devint infect, ... et tous les Egyptiens creusèrent le sol aux abords du Nil pour trouver de l'eau potable, car ils ne pouvaient boire celle du fleuve ».

Et le scribe Ipover enchaîne : « Les hommes ont peur de goûter l'eau. Les humains ont soif d'eau. C'est notre eau ! C'est notre bonheur ! Que pouvons-nous faire ? Tout est en ruine. […] La peau des hommes et des animaux est irritée par la poussière qui provoque des pustules, la maladie, et la mort du bétail, une peste terrible. […] Les bêtes sauvages s'approchent des villages et des cités…».

Par Jonat - Publié dans : Torah
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 01:15

Hametz à Pessah : Les racines de la capitulation

Salah était désespéré. Il était convaincu que les palestiniens ne pourraient jamais vaincre les juifs. Cette pensée a accompagné pendant des années Salah Taomri. Mais à Pessah, il a changé d’avis.

Par Jonat (04.04.08)

 

Il n’y a presque pas d’enfant palestinien qui n’a pas entendu parler de lui, qui ne sait pas à quoi il ressemble, et qui ne veut pas être comme Salah plus tard. C’est un emblème héroïque dans les rues palestiniennes, il fut connu lorsqu’il a dirigé des actions terroristes contre l’armée israélienne pendant les combats palestiniens durant les années qui ont précédé la guerre « Paix en Galilée ».

 

Ensuite, il fut détenu prisonnier dans les prisons israéliennes durant des années après sa condamnation à plusieurs années de détention.

En prison, il est devenu le chef des prisonniers. Les responsables de la prison ne pouvaient rien obtenir des prisonniers sans son appui.

 

Il est grand et fort, il a une allure d’anglais plus qu’une allure de palestinien ou d’arabe. Il parle très bien l’anglais, le français et l’hébreu, très perspicace et charismatique.

Salah Taomri est considéré comme un des grands sages du peuple palestinien.

Le journaliste Aharon Barnéa a écrit un livre entier sur sa personnalité, sa carrière, ses opinions et ses points de vue.

 

Voilà comment Salah Taomri explique ce changement :

« J’étais dans ma cellule en prison, enfermé et coupé du monde, et seule la grille me séparait du couloir où se trouvait 24 heures sur 24 le geôlier israélien muni d’une arme.

Je lui ai demandé de venir. J’ai remarqué qu’il mangeait une pita. Il y mordait à pleines dents encore et encore.

« Tu es juif ! » je lui ai dit. L’homme a hoché positivement la tête.

« Si c’est ainsi, pourquoi manges-tu du pain à Pessah ? Tu ne sais pas qu’un Juif n’a pas le droit de manger du pain durant cette fête ? »

 

Le geôlier fut surpris par les paroles du doyen des prisonniers. Il réfléchit une fraction de seconde et répondit :

« Je n’ai pas besoin de me plier aux événements qui se sont déroulés avec mon peuple lors de la sortie d’Egypte, il y a plus de 2000 ans. Je n’ai rien à voir avec ceci ».

 

Salah raconte : « Je me suis assis sur le matelas dans ma cellule et me suis dit :

« Un peuple dont les gens n’ont rien à voir avec leur passé et qui est prêt à transgresser les lois de sa foi ouvertement face à mes yeux, est un peuple dont les racines sont coupées de sa terre, et nous pourrons donc atteindre nos objectifs ».

 

Cette même nuit un changement drastique s’est fait dans la prise de position de Salah Taomri.

« Je ne me suis pas endormi, raconte-t-il, durant toutes ces heures je me suis assis et j’ai eu du mal à digérer cette petite rencontre avec le geôlier juif qui mangeait du pain ouvertement devant nos yeux à nous les arabes ».

 

« Le lendemain, j’ai réuni le commandement palestinien de la prison, tous ceux qui connaissaient mon opinion depuis des années. Je leur ai raconté l’événement tragique que j’ai vécu et les conclusions auxquelles j’étais arrivées.

 

« Nous nous sommes tous mis d’accord qu’à partir de ce jour, nous commencions quelque chose de nouveau, et nous allons nous battre pour tout recevoir ! Pas sur un petit pourcentage, pas sur les petites miettes que nous jetterons les israéliens, car nous avons devant nous un peuple qui n’a rien à voir avec ses racines, car son passé ne l’intéresse plus, et c’est pour cela que sa motivation pour se battre va disparaître.

 

« Depuis, j’ai raconté cette histoire à des milliers et des dizaines de milliers de personnes, nous raconte Taomri, j’ai convaincu tout le monde qu’il fallait changer notre approche et qu’il fallait se battre sans compromis ».

 

Taomri fut élu plus tard au parlement palestinien, on lui proposa d’être ministre dans le gouvernement de Yasser Arafat, mais il refusa.

Il continue de prêcher sa nouvelle vision des choses, celle qu’il a adoptée depuis cette rencontre du soir de Pessah, il y a quelques années.

 

Le préjudice que ce geôlier juif a causé au peuple d’Israël avec son acte et ses paroles, personne au monde ne peut le réparer.

 

Peut de temps après, Arafat refusa de signer les accords de Camp David II qui proposaient de donner aux palestiniens : Gaza, 90% de la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et déclencha la 2nd Intifada. C’était le 27 septembre 2000.

 

Le 02 Avril 2008, le tribunal de Jérusalem autorise les épiceries, pizzérias, et restaurants de la capitale de l’État d’Israël à vendre du Hametz (levain) pendant Pessah…

 

Vers une 3e Intifada ?

Par Jonat - Publié dans : Israël
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