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La Knesset autorise la création du Ministère des Cultes
Avec une majorité de 51 voix contre 37, la création du nouveau bâtiment pour le ministère
des cultes a été approuvée, sous l’égide du ministre Itshak Cohen du parti Shass. Une partie des députés du parti Israel Beitenou se sont éclipsés
au moment du scrutin, tandis que les autres membres présents à l’assemblée ont votés ‘contre’. « La corruption dominait à une époque où n’y siégeait aucun ministre,
aujourd’hui ce ministère sera exemplaire et il y règnera une totale transparence »
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n nouvel édifice pour le ministère des cultes. La Knesset a ratifié la demande du gouvernement pour des modifications du bâtiment du ministère des cultes, et de l’extension des pouvoirs du ministre en charge, Itshak Cohen de Shass.
51 députés ont ratifié le projet, 37 s’y sont opposés, mais aucun ne s’est abstenu. Les députés Israel Beitenou présents au parlement se sont opposés au projet. Malgré l’absence des autres députés du parti pendant le vote, il est à préciser qu’aucun d’entre eux n’a manqué à l’appel lors des deux amendements de la session parlementaire afin de voter en faveur du gouvernement.
Plusieurs des députés arabes siégeant dans l’opposition ont créés la surprise en s’éclipsant du scrutin. Certains députés du parti travailliste au pouvoir ont même désapprouvé la proposition. Nonobstant, le député travailliste, Yoram Marciano, à quant à lui voté en faveur de la création du ministère, à l’encontre des recommandations de son parti. « Je pense que le parti travailliste s’est comporté aujourd’hui de façon hypocrite et partisane, explique-t-il. Dans le cadre des accords de coalition, il nous a été garanti le ministère des Sciences et de la Culture, contre notre engagement en faveur du parti Shass dans la gestion du cabinet en charge des Cultes », dit-il, accusant ses coreligionnaires d’effectuer « des zigzags incessants qui n’amènent nulle part ».
Les membres du parti Shass ont œuvré avec ténacité dans les heures qui ont précédées la ratification, afin de s’assurer de la majorité pour l’adoption de leur projet. Les députés, avec à leur tête le ministre Itshak Cohen, ont travaillés dure pour ne pas s’essuyer une défaite, évitée de peu la semaine précédente où le vote à été repoussé à cause des difficultés pour l’obtention de la majorité. Le ministre Itshak Cohen s’est juré « de ne pas lever un verre tant que le dernier des fonctionnaires du service des cultes n’aura pas reçu son salaire ». Déclaration faite en fond de crise profonde dans les circonscriptions, qui a même engendré une cessation des services funéraires dans certains cas.
Dans l’opposition, Zahava Gal-On, chef du parti Meretz, accuse le gouvernement d’acheter la loyauté du parti Shass dans un dernier instinct de survie, au détriment des contribuables. « Ils continueront à refiler des jobs à leurs proches et octroieront de l’argent aux orthodoxes sur le dos du public laïc. Le gouvernement Olmert corrompt Shass pour parvenir à un apaisement total préalable à la publication du rapport Winograd », avance-t-elle.
Itshak Cohen promet qu’il n’existera plus de différenciations de salaire dans les circonscriptions, et que toutes les déficiences du système antérieur seront réparées. « La corruption dominait à une époque où n’y siégeait aucun ministre, dorénavant ce ministère sera exemplaire et il y régnera une totale transparence, il en ressortira une sanctification du Nom divin », conclut-il.
Tiré du journal Haaretz
RETRAITES : LA REVOLUTION SOCIALE EST EN MARCHE !
Depuis le 1er janvier 2008, Israël a enfin droit à une couverture sociale décente pour ses retraités. Les israéliens cotiseront dorénavant jusqu'à 15% de leur salaire pour le 3e âge.
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Aujourd’hui c’est chose faite, puisque le 30 décembre 2006 - jour de la signature de l’accord sur la retraite obligatoire entre la confédération syndicale et le gouvernement - entrera dans l’histoire comme étant le début de la révolution sociale. Date historique qui n’a de précédent que le 1er Janvier 1995, jour où l’assurance maladie devient obligatoire.
Israël a un retard de 36 ans sur la France, puisque
c’est la loi de 1972 qui donne droit à une retraite complémentaire obligatoire pour tous les salariés français. Paradoxe intéressant, puisque l’État d’Israël créé en 1948 fut fondé sur
l’idéologie socialo-communiste avec à sa tête un certain David Ben-Gourion, chef du parti travailliste. Contrairement à la France, puisque c’est précisément en cette période que le Général de
Gaulle créa la Sécurité Sociale et lança la machine sociale qui évoluera constamment avec ses différents gouvernements de droite.
La situation était jusqu’à ce jour catastrophique, puisque après plus d’un demi-siècle après sa création, Israël versait par l’intermédiaire de la sécurité sociale la pension la plus basse de tous les pays occidentaux !
Dorénavant, le salarié israélien aura le droit à une protection sociale dans ses vieux jours. Il pourra toucher jusqu’à 80% de son salaire après 46 ans de cotisation. Cette reforme sociale s’étalera sur 5 ans, passant de 2,5% à 15% du salaire brut, et réparti au 2/3 entre le patronat et le salarié. Le bénéficiaire devra donc cotiser en 2013, 5% de son salaire en plus de ses cotisations habituelles.
Une avancée importante pour la cohésion sociale qui ne demande qu’à se développer et évoluer, la cotisation n’étant imposée à l’employeur qu’au bout de 9 mois d’embauche. Effectivement, même s’il y est astreint, rien n’oblige un patron à garder ses employés qui revendiqueraient une prétendue retraite complémentaire…
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