Prophétie ou coïncidence ?

Publié le par Jonat

Pourim à Nuremberg

Ou quand l’histoire se répète…

 

Trois mille trois cent ans après la révélation de la Torah sur le Sinaï, nous sommes encore penchés sur les textes, à en chercher et à en découvrir le sens profond. Des événements contemporains peuvent parfois jeter un éclairage nouveau sur certains textes, en montrer le caractère prophétique qui ne peut être du qu'à Celui Qui fait toutes choses.

 

L’HISTOIRE D’ESTHER

 

Ainsi, la Méguila d'Esther (chapitre 9) nous apprend que le 13 Adar de cette année là furent défaits les ennemis des Juifs qui fourbissaient les armes depuis de longs mois pour les exterminer. Rappelons brièvement l'histoire de la "Méguila":

 

Le roi de Perse Assuérus a épousé une juive Hadassa, surnommée Esther, sans connaitre ses origines.

Elle a pour cousin Mordehaï. Celui-ci refuse de se prosterner devant le favori du roi, Haman qui, pour se venger, décrète l'extermination de tous les Juifs de Perse et de Médie.

Il tire au sort ("pour" en Persan) la date de ce qui constitue la première tentative de "solution finale" concernant le peuple juif.

Alertée par Mordehaï, Esther ordonne à ses frères de jeuner trois jours, puis se rend chez le roi et obtient la grâce de son peuple.

Haman est condamné à la pendaison et Mordehaï lui succède.

Haman et ses dix fils sont pendus. Le soir même, le Roi demande à Esther si elle est satisfaite du cours pris par les événements et ce qu'elle souhaiterait de plus pour faire avancer la cause des Juifs. La reine demande que les Juifs de Chouchan, la capitale Suze, soient autorisés le lendemain encore à poursuivre leurs ennemis, et de façon surprenante à ce que les dix fils d'Haman soient pendus. Or ils ont été pendus le jour même au cours des combats !

 

 

HAMAN ET HITLER

 

Cette histoire n'est pas sans rappeler un autre Haman plus récent qui avait le même dessein: l'extermination du peuple juif. Hitler a bien failli réussir son projet; il n'a échoué que grâce à la providence divine qui, comme dans la "Méguila", était "Esther" c'est-a-dire cachée.

Oui, "Hachem" s'est caché pendant cette période et son secours n'a pas éclaté aux yeux de tous comme à la sortie d'Egypte; mais il a été caché dans les évènements naturels de l'Histoire comme dans la "Méguilat Esther" où son nom ne figure pas.

 

 

UNE ETRANGE DEMANDE

 

Revenons à notre "Méguila", nous y trouvons une requête de la part de la reine Esther au roi, une demande pour le moins surprenante:

Le roi dit à la reine Esther : « Les Juifs ont tués et faits périr dans Suze, la capitale, cinq cents hommes et les dix fils d'Haman. »

Elle lui demande : « S’il plait au roi, qu'il soit donné aux Juifs de Suze d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui, et que l'on pende au bois les dix fils d'Haman. » (Esther 9:12)

Les pendre alors qu'ils avaient été tués le jour même ? Voila qui est bien étrange…

 

Il est connu que le nom de D.ieu n'apparaît pas dans la Méguila. Nos Sages l’expliquent par le voilement de D.ieu, qui reste omniprésent mais fait agir personnages et éléments sans révéler son intervention.

 

Les maitres du Talmud nous ont appris que chaque fois que l'on parlait du roi, s'il était précisé "le roi Assuérus" il s'agissait bien de lui, mais que lorsque le mot "Roi" seul est écrit, cela fait référence à D-ieu.

Or la demande d'Esther est faite au Roi sans le nom d'Assuérus. Cette demande est par conséquent adressée à D-ieu lui-même.

 

« …qu'il soit donné aux Juifs(…) encore demain »

 

Selon le contexte, les sages enseignent  qui faut comprendre dans le mot mahar, non pas le lendemain, mais dans un futur éloigné. (cf. Midrash Tanhouma Bo-13).


Pus intriguant encore, quand on analyse le texte énumérant les dix fameux fils d’Haman, il apparait quelques anomalies. La première étant de syntaxe :

veet-copie-1.jpgEn effet, on remarque que le verset qui énumère les dix fils d'Haman répète pour chacun la conjonction "ve-ett", alors que "ve-" aurait suffit. Une règle veut que ce recours au -ett de "ve-ett" prenne le sens d'un ajout par rapport au sens simple, une sorte de redondance du type "et aussi" en français. Sous entendant : "Tel fils, et encore tel autre dans l'avenir, tel fils, et encore tel autre dans l'avenir…"

 

Et c’est le Yalkout Meam Loez sur la Méguila (cf. p.237), qui confirmera cette lecture en expliquant que ces ve-ett" viennent « faire une allusion à la pendaison de dix autres fils supplémentaires d’Haman » !!

 

La demande d’Esther, adressée au Roi D-ieu, pour la re-pendaison des dix futurs fils d’Haman, n’est pas applicable le lendemain, mais un jour dans l’avenir

 

 

DEMAIN…

 

Une autre « anomalie » dans le même passage de la Méguila, permettra de résoudre toutes ces énigmes ; L'énumération des fils d'Haman, à l'occasion de leur pendaison est l'objet d'une curiosité graphique :

 

Parshandatah

Le Tav de Parshandatah est écrit en petit caractère.

Parmashtah

Le Shin de Parmashtah est écrit en petit caractère.

Vayztah

Le Zayin de Vayzatah est écrit en petit caractère.

Vayzatah

Le Vav de Vayzatah est écrit en grand caractère.


De telles irrégularités graphiques, qui sont légion dans la version hébraïque de la Bible, appellent une explication. Voyons la ensemble.

 

Lorsqu’Esther demande au "Roi" de pendre les dix fils d'Haman, elle demande de fait à D.ieu de faire pendre dix complices d'un Haman à venir demain. Quels sont-ils?

 

La guématria, étude des valeurs numériques des lettres, attribue aux neuf premières lettres de l'alphabet (aleph, beth, guimel, daleth, , etc.) une valeur de 1 à 9, les suivantes ont pour valeur 10, 20, jusqu'à 100, puis 200, 300, 400 pour le Tav qui en est la dernière lettre.

Diverses combinaisons permettent d'arriver à 900, et 1000 sera désigné à nouveau par le aleph, 2000 par le beth…

 

Nos lettres irrégulières Tav, Shin, Zayin ont ainsi pour somme 707. Le grand Vav désigne la valeur de 6000.

En clair, au cours du 6ème millénaire (de 5001 à 6000), durant la 707ème année, 5707, la requête d’Esther devra se réaliser, soit en 1946 de l’ère commune !

 

 

 

 

 

RETOUR A NUREMBERG

 

Procès de NurembergMaintenant faisons un saut d’environ 2300 ans, pour se retrouver en cette date, après la Shoa… au procès de Nuremberg :

Nous savons que Haman est un descendant d’Amaleq, l’ennemi juré d’Israël, comme il est écrit dans la Méguila : « Haman ben Hamedata haAgagi, (Haman fils d’Hamedata, descendant d’Agag le roi d’Amaleq) »

 

Nous avons aussi reçu comme enseignement du Gaon de Vilna (18e siècle) que « la nation de Germania descend d’Amaleq… » (cf. Ha-Ish Al Hahoma p.108).

Pour nos générations, le souvenir maudit d’Hitler (tout comme celui de Staline) est du même acabit que celui d'Haman et d'Amalek.

 

Et voici qu’un événement identique arriva à cette époque, le procès de Nuremberg, où sur les 24 accusés, 12 sont condamnés à mort, mais seulement 10 seront exécutés… et par pendaison !

 
Là encore, une digression toute apparente vers un texte du Zohar: (Vayikra, 31b):

"Le septième jour de Soukkot, à Hoshaana Raba, le jugement des nations est prononcé. Les sentences sont délivrées par le trône céleste, et les Jugements sont exécutés le jour même".


Or c'est précisément le septième jour de Soukkot 5707, le 16 Octobre 1946, dans la nuit d’Hoshaana Raba, que furent pendus les dix "dignitaires" nazis à l'issue du procès de Nuremberg !!!

 

 

Affiche du film Pourim1946 - sortie en Mai 2008POURIM 1946 !

 

 

10bneaman-copie-1.JPGIls étaient douze, mais l'un parvint à s'échapper (Martin Bormann), un autre (Hermann Göring) se suicida la veille de son exécution avec une capsule de cyanure.

 

 

Dix "fils d'Haman" passèrent donc à la potence cette nuit d’Hoshaana Raba. Le bourreau qui procéda à l’exécution s’appelait le sergent Woods !

 

 

Voyons ce qu'en dit le Newsweek Magazine (October 28, 1946, Foreign Affairs Section, page 46) :

 


Newsweek - édition du 28 octobre 1946Parmi tous les condamnés à mort du procès, Streicher fut le seul qui posa des problèmes lors de son exécution. Lorsque les gardes vînrent le chercher pour monter à l'échafaud dans la nuit du 15 au 16 octobre 1946, il refusa de s'habiller, puis refusa de marcher. Ce n'est qu'en tricot de corps et en caleçon long qu'il fut trainé sur l’échafaud. Streicher, maintenant sur la potence, s'écria : « A présent, je m'en remets à Dieu ! » Après qu'on lui eut attaché les mains et les pieds, il s'exclama : « Purimfest 1946 ! ».

 

Quel est cette conscience soudaine de cet ennemi du peuple Juif de vivre à nouveau un Pourim en cette année 1946, je ne saurai le dire…

 

 

Mais il est clair maintenant que la demande d'Esther: "d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui" n'était pas adressée au roi de Perse Assuérus, mais bien à D-ieu.

Et ces lettres "anormales" étaient une indication prophétique du moment où la demande d'Esther (qui a été acceptée) serait réalisé.

 

Publié dans Torah

Commenter cet article

Zuhurbelea 14/10/2012 06:17

Shalom.

Haman, préféré du roi (le mortel, du moins), alias Hermann.
Cette fois il préféra ne pas être re-pendu. Mais il fut placé quand même sur l'appareillage d'exécution, si mes sources sont exactes - donc à la différence du douzième, vraiment absent, ou
tranquillement resté sage dans son coin.

Marduk, ou Mardochée, ça fait penser à Martin, qui a échappé à sa pendaison.
Martin est Bormann. Etymologie apparemment perdue...
Le bore :
- présent dans les lentilles ou en tout cas des plantes proches (fabacées)
- principalement utilisé pour maintenir l' "intégrité" des parois cellulaires (végétales)
- fabrication de fibre de verre isolante
- les concentrations trop élevées "peuvent provoquer une nécrose marginale des feuilles ainsi que de mauvaises performances de croissance globale"
- agent de blanchiment (d'argent sale ?)
- polluant des rivières à centrales
Troublant...

Bien à toi,

Shalom :)