Vers une 3e Intifada ?

Publié le par Jonat

Hametz à Pessah : Les racines de la capitulation

Salah était désespéré. Il était convaincu que les palestiniens ne pourraient jamais vaincre les juifs. Cette pensée a accompagné pendant des années Salah Taomri. Mais à Pessah, il a changé d’avis.

Par Jonat (04.04.08)

 

Il n’y a presque pas d’enfant palestinien qui n’a pas entendu parler de lui, qui ne sait pas à quoi il ressemble, et qui ne veut pas être comme Salah plus tard. C’est un emblème héroïque dans les rues palestiniennes, il fut connu lorsqu’il a dirigé des actions terroristes contre l’armée israélienne pendant les combats palestiniens durant les années qui ont précédé la guerre « Paix en Galilée ».

 

Ensuite, il fut détenu prisonnier dans les prisons israéliennes durant des années après sa condamnation à plusieurs années de détention.

En prison, il est devenu le chef des prisonniers. Les responsables de la prison ne pouvaient rien obtenir des prisonniers sans son appui.

 

Il est grand et fort, il a une allure d’anglais plus qu’une allure de palestinien ou d’arabe. Il parle très bien l’anglais, le français et l’hébreu, très perspicace et charismatique.

Salah Taomri est considéré comme un des grands sages du peuple palestinien.

Le journaliste Aharon Barnéa a écrit un livre entier sur sa personnalité, sa carrière, ses opinions et ses points de vue.

 

Voilà comment Salah Taomri explique ce changement :

« J’étais dans ma cellule en prison, enfermé et coupé du monde, et seule la grille me séparait du couloir où se trouvait 24 heures sur 24 le geôlier israélien muni d’une arme.

Je lui ai demandé de venir. J’ai remarqué qu’il mangeait une pita. Il y mordait à pleines dents encore et encore.

« Tu es juif ! » je lui ai dit. L’homme a hoché positivement la tête.

« Si c’est ainsi, pourquoi manges-tu du pain à Pessah ? Tu ne sais pas qu’un Juif n’a pas le droit de manger du pain durant cette fête ? »

 

Le geôlier fut surpris par les paroles du doyen des prisonniers. Il réfléchit une fraction de seconde et répondit :

« Je n’ai pas besoin de me plier aux événements qui se sont déroulés avec mon peuple lors de la sortie d’Egypte, il y a plus de 2000 ans. Je n’ai rien à voir avec ceci ».

 

Salah raconte : « Je me suis assis sur le matelas dans ma cellule et me suis dit :

« Un peuple dont les gens n’ont rien à voir avec leur passé et qui est prêt à transgresser les lois de sa foi ouvertement face à mes yeux, est un peuple dont les racines sont coupées de sa terre, et nous pourrons donc atteindre nos objectifs ».

 

Cette même nuit un changement drastique s’est fait dans la prise de position de Salah Taomri.

« Je ne me suis pas endormi, raconte-t-il, durant toutes ces heures je me suis assis et j’ai eu du mal à digérer cette petite rencontre avec le geôlier juif qui mangeait du pain ouvertement devant nos yeux à nous les arabes ».

 

« Le lendemain, j’ai réuni le commandement palestinien de la prison, tous ceux qui connaissaient mon opinion depuis des années. Je leur ai raconté l’événement tragique que j’ai vécu et les conclusions auxquelles j’étais arrivées.

 

« Nous nous sommes tous mis d’accord qu’à partir de ce jour, nous commencions quelque chose de nouveau, et nous allons nous battre pour tout recevoir ! Pas sur un petit pourcentage, pas sur les petites miettes que nous jetterons les israéliens, car nous avons devant nous un peuple qui n’a rien à voir avec ses racines, car son passé ne l’intéresse plus, et c’est pour cela que sa motivation pour se battre va disparaître.

 

« Depuis, j’ai raconté cette histoire à des milliers et des dizaines de milliers de personnes, nous raconte Taomri, j’ai convaincu tout le monde qu’il fallait changer notre approche et qu’il fallait se battre sans compromis ».

 

Taomri fut élu plus tard au parlement palestinien, on lui proposa d’être ministre dans le gouvernement de Yasser Arafat, mais il refusa.

Il continue de prêcher sa nouvelle vision des choses, celle qu’il a adoptée depuis cette rencontre du soir de Pessah, il y a quelques années.

 

Le préjudice que ce geôlier juif a causé au peuple d’Israël avec son acte et ses paroles, personne au monde ne peut le réparer.

 

Peut de temps après, Arafat refusa de signer les accords de Camp David II qui proposaient de donner aux palestiniens : Gaza, 90% de la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et déclencha la 2nd Intifada. C’était le 27 septembre 2000.

 

Le 02 Avril 2008, le tribunal de Jérusalem autorise les épiceries, pizzérias, et restaurants de la capitale de l’État d’Israël à vendre du Hametz (levain) pendant Pessah…

 

Vers une 3e Intifada ?

Publié dans Israël

Commenter cet article

Sylvie Israel 15/04/2008 00:35

Le fait de rapporter une telle histoire, donne plus de crédit aux ennemis que de bonnes intentions aux juifs.
Ainsi de rappeler que Tout le peuple juif peut souffrir par la faute d'un seul...., qu'il faut respecter nos pratiques,... qu'il faut,... qu'il ne faut pas,... Parce que voilà!
Rhétorique "bien pensée" tendant à user du sentiment de "culpabilité" pour donner un moyen de réfléchir!
Non et milles fois non ! l'introversion que cela induit est un argument à fort pouvoir négatif, loin d'offrir un attrait visant à vouloir être ou vouloir devenir.
En prodiguant de telle message, on éloigne un peu plus de nous, tout le monde, le négatif fait fuir le positif et laisse encore plus de place au mal.
Je n'est ni intérêt, ni envie de défendre ce geôlier, tant de ses actes que pour ses paroles, mais... Quel qu’en soit les causes à l’effet ;
N’est t’il pas ? simplement, quelqu’un qui ne sait pas ! quelqu’un qui n’a pas compris ! Soyons sûr qu’il n’aurait pas voulu cela.
Rappelons lui, plutôt, ce que l’on gagner comme Gràce au yeux d’Hachem et comme honneur que d’être un des ambassadeurs du Grand peuple, les enfants d’Israel.
Rappelons lui qui il est, pour qu’il continue d’être.

La fierté d'ETRE et le bonheur d’accomplir une mission sont infiniment plus attirants que ce type d’histoire dont le prétendu message est en pure décalage avec l’ objectif .

Autant dire, que personnellement, je ne tire pas grand-chose de ce type de message et à la veille de Pessah ; amenons des modèles de pensée plus positifs, plus motivants, rapportons les miracles qui ont fait notre liberté, de vivre, de pensée, Parce que nous sommes… Gràce a D .

elie 05/04/2008 10:39

Chalom Jonat,
Admettons que ce qui est dit ici soit vrai que tout ceci soit rapporter mot à mot, quand il rapporte «Je n'ai rien à voir avec ceci » celà veut dire pour le geôlier israélien "avec cette sortie d´Egypte", en quoi ce Salah Taomri peut conclure " nous avons devant nous un peuple qui n'a rien à voir avec ses racines, car son passé ne l'intéresse plus"? Quel pays s´est référé à la religion pour légitimer une appartenance ancestrale? Il faut pratiquer le christianisme pour revendiquer la France? En plus de rajouter ceci "et c'est pour cela que sa motivation pour se battre va disparaître", ce qui tiendrait à dire que les palestiniens ne sont pas motivés et vont disparaitre du fait de la non existence d´une pratique religieuse attachée à cette terre à l´époque de l´Egypte?Le nombre de juifs assez motivés pour aller "pratiquer" la guerre en Israël aprés la deuxieme guerre etait dérisoire est ce que pour autant les palestiniens ont réussi à appliquer leur théorie? Pour moi ceci ressemble beaucoup au genre d´argument qu´utilisent les religieux pour ramener les juifs à la pratique, un genre de chantage affectif, ou vous pratiquez ou vous vous démotivez. La plus grande et belle motivation pour le peuple juif c´est de lui faire ressentir cette liberté de pratique religieuse par choix personnel et non pas par un quelconque calcul géopolitique, encore moins pour prouver quoi que ce soit à ses ennemis, on a toujours voulu massacrer les juifs pour leur origine et là c´est le contraire.

Ofek 04/04/2008 15:40

Chalom Jonat,

Barou'h Aba, welcome on board, nouveau gardien cybernétique d'Israël, une fenêtre de plus vers la liberté de dire la vérité.

Beatsla'ha, Bonne réussite.

Gut Shabess

joel 04/04/2008 12:52

Shalom Jonat ,

Ce texte est trés juste et bien dit !
C'est terrible de se prendre la vérité en pleine...face , mais peut-être cela nous forcera à réflechir sur nos erreurs , à les corriger et à être un modèle ,ce qui est loin d'être le cas.

Merci et Chabat Shalom