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Israël

Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /2008 00:24

Les tactiques des missionnaires

« Plus le mensonge est gros, mieux il passe » (Goebbels) L’un des problèmes d’actualité en Israël est l’activité continue des missionnaires chrétiens installés dans le pays qui cherchent sans relâche à convertir des juifs au christianisme. Le nombre de Juifs qui auraient succombé à leur propagande serait selon eux de 15 000 environ pour ces dernières années, un chiffre qui n’est pas contesté par le groupe anti-missionnaire Yad LeA'him. Ces missionnaires, selon l’organisation, opèrent ouvertement partout, cherchant à convertir dans les grandes et petites villes et même dans les bases de Tsahal. Yédiot A'haronot nous dévoile les tactiques des missionnaires.

Hamodia (10.09.08)

 

D

e fait, il s’avère que bien que de nombreux Israéliens se disent laïcs, les sondages indiquent tous que la vaste majorité des non-religieux observent le Yom Kippour en jeûnant et ne mangent pas de 'hametz à Pessah, ce qui indique qu’ils sont plus proches du judaïsme que beaucoup le soupçonnent. Si c’est le cas, comment les missionnaires parviennent-ils à agir et à réussir ?

 

Thyia Barak, une journaliste du quotidien Yédiot A'haronot, s’est posée la même question et après avoir vu un grand nombre de dépliants déposés par les missionnaires dans toutes les parties du pays, elle a décidé de partir en mission secrète pour comprendre leur mode d’action. Elle rapporte dans un article publié dernièrement dans Yédiot A'haronot que les missionnaires ont découvert un créneau, et que leur activité fonctionne encore mieux avec les marginaux de la société israélienne, ceux qui vivent dans l’ombre socialement et financièrement.

 

« Nous venons de loin pour vous dire combien nous vous aimons » « C’est centimètre après centimètre, que j’ai progressé dans la connaissance de la société fermée des missionnaires » écrit-elle.

Elle s’est infiltrée dans le groupe pour comprendre son fonctionnement. « Leur secret : offrir un foyer accueillant pour ceux que la société israélienne a oublié, tous ceux qui n’ont pas trouvé leur place dans la communauté, leur apportant soutien matériel et aide sociale. Mais cela n’est pas aussi gratuit qu’il y parait, écrit Thyia Barak. L’objectif déclaré des missionnaires est d’attirer les juifs. Ils offrent gratuitement des colis alimentaires aux pauvres, aux victimes du terrorisme et aux survivants de la Shoah, en bref tous ceux qui ne savent pas d’où viendra leur prochain repas ». Le prix à payer ? Accepter d’écouter des conférences sur le christianisme dans un site calme et isolé, de manière à éviter au maximum des interventions de la part de Juifs qui cherchent à s’opposer à leur plan et à qui il serait plus facile d’agir s’ils opéraient ouvertement.

 

Toute cette opération coûte cher, explique-t-elle, mais les missionnaires et leurs supporters, ont les moyens de leurs objectifs. En effet, des volontaires collectent des fonds dans le monde entier, surtout aux États-Unis, qui serviront entre autres à la distribution des colis, et à des « cadeaux d’approche ». Les dépliants fournis pour la collecte de fonds soulignent l’aspect social de leur campagne et expliquent que l’organisation distribue des colis de nourriture aux nécessiteux dans tous le pays : à Haïfa, à Lod, à Jérusalem, à Kiryat Gat, à Ashdod et dans beaucoup d’autres localités.

 

Se posant comme volontaire, la journaliste rapporte qu’elle a été invitée à se joindre à une distribution de colis à Kiryat Gat. Le chauffeur du véhicule était un Américain, Sebastian, qui lui a dit qu’il avait été à Sderot la semaine précédente pour distribuer des colis. « Vous devriez venir avec nous la prochaine fois aussi, nous allons à Hadera ». Quand elle a demandé s’ils distribuaient des colis à Tel-Aviv, on l’a envoyée voir Luke, un membre senior qui a donné à Thyia Barack une leçon sur le modus operandi du groupe. « Nous arrivons de notre propre initiative avec des colis et quand on demande qui nous sommes, et pourquoi nous les aidons, nous parlons de notre foi », explique-t-il.

 

20 Siècles d'amour... au nom du fils ! Mais les recrues qui font l’objet de toutes les convoitises, sont les soldats de Tsahal. Thyia Barak nous raconte un voyage en bus, vers le Nord, avec une trentaine de missionnaires, en grande partie des volontaires de l’étranger, dont l’objectif majeur est de trouver des soldats sur le terrain. Pendant le voyage, on lui a expliqué que les soldats étaient parmi leurs meilleures recrues, « à cause de la solitude et parce qu’ils se sentaient déprimés loin de chez eux, et surtout parce qu’à cet âge, on est souvent curieux et ouverts aux nouvelles expériences et aux nouvelles idées ».

« Nous commençons à rouler à partir du lac de Tibériade vers le Golan et les participants sont comme électrisés à chaque fois qu’ils voient un groupe de soldats. Notre premier arrêt est un poste d’observation au Golan. Le chef du groupe se dirige vers les soldats et engage la conversation et nous, tous les autres, le suivons en chantant. Le commandant de l’unité qui porte une kippa, proteste, mais notre chef, lui propose de lui offrir un billet d’avion pour un voyage en Europe s’il accepte de coopérer ». Mais celui-ci refuse de se laisser acheter et le leader se résout à repartir, se tournant vers d’autres horizons.

Le groupe parvient ensuite à une zone fermée avec une grande pancarte indiquant qu’il s’agit d’une zone interdite. Qu’à cela ne tienne, nous nous précipitons et nous mettons à la recherche des tentes du campement. Dès que nous les trouvons, le bus s’arrête et les missionnaires se précipitent dehors. De nouveau, le commandant de l’unité vient à notre rencontre. « Vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est une zone de tir », explique-t-il au chef du groupe. « Nous venons de loin pour vous dire combien nous vous aimons », dit le chef et après de longues négociations, le commandant accepte de nous laisser chanter une chanson, et nous de chanter. Pendant ce temps, quelqu’un retourne au bus et en rapporte des chocolats et des livres, que nous distribuons aux soldats. De retour dans le bus, le chef me raconte qu’il fut un temps où ils pouvaient entrer dans toutes les bases de Tsahal librement, « mais l’armée est beaucoup plus méfiante aujourd’hui, alors nous pensons que la meilleure manière de toucher directement les soldats est de pénétrer dans les zones de tir ».

 

Dans une autre entrevue, cette fois se présentant en tant que journaliste, elle rappelle aux responsables du groupe qu’ils enfreignent ouvertement la loi israélienne en faisant des cadeaux pour attirer les gens à leur religion, ce à quoi les responsables du groupe répliquent que ni la police ni aucune autre autorité n’est jamais intervenue dans leur travail.

 

Campagne anti-mission... Israël pourrait aisément mettre fin à ces activités, explique Yad LeA'him, en faisant voter une loi interdisant toute activité missionnaire de tout type. Mais le gouvernement hésite, malgré de nombreuses propositions de loi présentées par les députés Méïr Poroush (Yahadout HaTorah) et Yaacov Mergui (Shas). En réponse à une lettre de Yad LeA'him demandant au ministre de la Justice son appui, un haut fonctionnaire du cabinet ministériel a dit que le ministre de la Justice Daniel Friedmann était contre tout changement. « L’essence de l'amendement de la loi que vous demandez est une question qui touche à la liberté d'expression. La position de base du ministère de la Justice serait de manœuvrer avec grande prudence en prenant en considération les conséquences qu'une loi de ce type pourrait avoir sur la liberté d'expression dans une société démocratique ».

 

Dans la lettre envoyée au rabbin Chalom Dov Lipshitz de Yad LeA'him, le responsable du ministère a déclaré qu'il était compréhensible que les personnes qui demandaient la nouvelle loi veuillent la faire voter, mais qu'en fait elle n'était pas nécessaire. « La proposition cherche à empêcher des conversions de juifs, mais nous ne devons pas oublier que nous parlons de l'État d'Israël, qui comporte une grande majorité de juifs. La probabilité « d'une destruction absolue de la mémoire du peuple juif » comme l'écrit le rabbin Lipshitz est négligeable, si ce n'est impossible ».

 

Dans une réponse vibrante d'émotion à Friedmann, le rabbin Lipshitz dit que même si c'était le cas, « L’objectif des missionnaires, qui est la conversion de tous les juifs, est évidente et nous devons agir contre eux de toutes les manières possibles, même si leur succès est « négligeable ». Quand on parle d'âmes juives conquise par les missionnaires, le terme négligeable ne doit pas être utilisé. Nous sommes tous responsables même s'il s'agit d'une seule âme juive ».  

Pour le rabbin Lipshitz, on ne saurait qualifier de négligeable le succès des missionnaires, car « au moins 15 000 personnes se sont converties ces dernières années, à cause de leurs efforts ».

 

Quelques articles sur Jésus et le christianisme – site Lamed.fr
Par Hamodia - Publié dans : Israël
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 08:54

Rira bien qui rira le dernier !

Israël a vécu les 60 dernières années plus intensément que n'importe quel autre pays…

Par Daniel Pipes

 

Quand Israël ne négociait pas avec les terroristes - Opération Entebbe en 1976 Ses hauts – la résurrection d'un État vieux de deux mille ans en 1948, la victoire militaire la plus disproportionnée de l'histoire en 1967 et l'impressionnant sauvetage des otages d'Entebbe en 1976 – ont été autant de triomphes de la volonté et de l'esprit qui inspirent le monde civilisé. Ses bas ont été autant d'humiliations imposées: le retrait unilatéral du Liban et l'évacuation de la tombe de Joseph, tous deux en 2000; le retrait de Gaza en 2005; la défaite face au Hezbollah en 2006; et l'échange de cadavres contre des prisonniers avec le Hezbollah la semaine passée.

 

Un observateur extérieur reste interdit devant ce contraste. Comment les auteurs de victoires aussi exaltantes peuvent-ils s'attirer tant de honte, de manière répétitive, en restant apparemment inconscients de l'impact de leurs actes ?

 

Un élément d'explication est lié aux dates. Les hauts d'Israël ont eu lieu pendant ses trois premières décennies et ses bas sont intervenus depuis l'an 2000. Quelque chose de profondément important a changé. L'État stratégiquement brillant mais encore économiquement déficient des débuts a été remplacé par son inverse. Les grands cerveaux de l'espionnage, les militaires de génie et les poids lourds de la politique semblent avoir passé à la haute technologie, laissant l'État entre les mains de gens médiocres et corrompus, sans vision ni réflexion.

 

Comment, sinon, expliquer la réunion de cabinet du 29 juin à laquelle 22 ministres sur 25 ont voté en faveur de la remise au Hezbollah de cinq terroristes arabes vivants, y compris Samir al-Kuntar, 45 ans, psychopathe notoire et prisonnier le plus célèbre des prisons israéliennes, et de 200 cadavres ? En échange, Israël obtenait les cadavres de deux soldats israéliens tués par le Hezbollah. Même The Washington Post peina à comprendre cette décision.

 

Opération Olmert... 2008 Le Premier ministre israélien Ehud Olmert approuva l'échange sous prétexte que celui-ci « [allait] mettre un terme à cet épisode douloureux », une référence à la récupération des dépouilles des victimes de la guerre et au deuil des familles des otages. Ce sont là des buts honorables en soi, mais à un tel prix ? La distorsion des priorités montre bien à quel point un pays, autrefois formidable stratège, a maintenant dégénéré jusqu'à devenir une nation sentimentale et pusillanime au possible, un État à la dérive, où l'égocentrique et le nombrilisme servent de raison d'être. Les Israéliens, lassés à la fois par la dissuasion et par l'apaisement, ont perdu leur chemin.

 

Et le pire est que l'épouvantable décision du cabinet n'a déclenché aucune réaction de fureur ni au sein du Likoud, dans l'opposition, ni auprès des principales institutions publiques israéliennes, lesquelles (avec quelques exceptions notables) sont simplement restées silencieuses. Leur absence se reflète dans un sondage du Centre Tami Steinmetz révélant que la population israélienne approuve l'échange à presque deux contre un. Bref, le problème dépasse largement la classe politique et s'étend à la population dans son ensemble.

 

De l'autre côté, la célébration honteuse de l'assassin d'enfant Kuntar, accueilli comme un héros national dans un Liban dont le gouvernement a interrompu toutes les activités pour fêter son arrivée, et salué comme un « combattant héroïque » par l'Autorité palestinienne, révèle bien toute la profondeur de l'hostilité envers Israël et de l'immoralité libanaises – de quoi perturber quiconque se soucie de l'âme arabe.

 

179 Israéliens ont été assassinés depuis 2000 par des terroristes qui ont été libérés des prisons israéliennes dans le cadre d'un échange ! L'échange a de nombreuses conséquences néfastes. Il encourage les terroristes arabes à capturer d'autres soldats israéliens, puis à les tuer. Il consolide l'influence du Hezbollah au Liban et lui apporte une légitimation au niveau international. Il enhardit le Hamas et rend plus problématique un éventuel échange de ses otages israéliens. Enfin, bien que cet incident paraisse modeste comparé à la question nucléaire iranienne, il lui est bel et bien lié.

 

Les grands titres de la presse internationale du style « Israël en pleurs, le Hezbollah en fête » confirment l'image d'Israël, aussi largement répandue qu'erronée, de « toile d'araignée » qu'il serait facile de détruire. Ce récent échange peut encourager davantage encore les dirigeants iraniens, déjà grisés de visions d'apocalypse, à brandir leurs armes. Pire, comme le relève Steven Plaut, en mettant en équivalence « des meurtriers de masse d'enfants juifs et des soldats combattants », l'échange justifie en fait « l'extermination en masse des Juifs au nom de l'infériorité raciale juive ».

 

Pour ceux que le sort et la sécurité d'Israël préoccupent, j'ai deux consolations à proposer. D'abord, Israël reste un pays puissant, qui peut se permettre de faire des erreurs – une estimation prévoit même qu'il survivrait à un affrontement nucléaire avec l'Iran, contrairement à son adversaire.

 

Ensuite, l'affaire Kuntar pourrait déboucher sur une surprise. Un officiel israélien de haut rang déclara à David Bedein que la sortie de prison de Kuntar met fin à l'obligation d'Israël d'assurer sa protection; en arrivant au Liban, il devenait « une cible d'assassinat. Israël l'aura et il sera tué (…) les comptes seront réglés ». Un autre officiel ajouta que « nous ne pouvons pas laisser cet homme croire qu'il pourra rester impuni pour la mort d'une petite fille de quatre ans ».

 

Qui rira le dernier, le Hezbollah ou Israël ?

 

Version originale anglaise: Samir Kuntar and the Last Laugh - Adaptation française: Alain Jean-Mairet

 

Par Daniel Pipes - Publié dans : Israël
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 17:17

L’État juif n’a plus de justification !

Un immigrant assassine trois membres de sa famille, des enfants ont peur d’aller à l’école le matin, d’autres sont maltraités ; on assiste à des viols dans les kibboutz, des pédophiles sévissent dans la ville ; des familles entières de malfrats imposent la terreur tandis que des familles de riches sèment la misère, et tout le pouvoir est pourri de l’intérieur. 60 ans déjà, et pourtant si peu après la Shoa, Yaël Mishaeli se demande ce qui nous reste de l’État juif ?

Par Yaël Mishaëli, Yediot Aharonot (traduction : Jonat)

Soixante ans après j’ose remettre en question le droit des Juifs à un État. Pas ce droit accordé par les nations du monde, mais ce droit éthico-juif, celui qui justifia la grande épopée sioniste qui débuta quelques dizaines d’années avant la Shoa et qui se conclu grâce à elle. Ce même droit qui justifie le prix phénoménal que nous payons pour «  être un peuple libre sur la terre de Sion et Jérusalem ».

C’est ici que je suis née, c’est ici que sont nés mes enfants. C’est ici que j’ai ingurgité et inculqué la doctrine du sionisme laïque (« les Juifs n’ont pas d’alternative - Ein breira », « c’est à cause de l’antisémitisme », Dreyfus, etc.) ainsi que cet additif nationaliste-religieux qui confère à l’État une conception emblématique de « prémices de notre rédemption ». C’est aussi ici que je me suis endormie en me ressassant l’histoire des pogroms en Russie, l’horreur de l’expulsion d’Espagne, et me suis réveillée le matin en pensant aux chiffres bleuâtres sur le bras de mes enseignants du primaire que les nazis avaient gravés dans leur chair, maudits soient-ils.

J’appartiens à la toute première génération née de ce jeune État, qui apprit à légitimer sa création et son existence par toutes sortes de justifications. Cette génération qui rêva et combattit pour un État juif au peuple juif.

Aujourd’hui, en allant me coucher le soir, j’apprends qu’un immigrant russe a assassiné trois membres de sa famille, que les enfants ont peur d’aller à l’école le matin, qu’un jeune éthiopien en a assassiné un autre, que des enfants vont se coucher affamés, pendant que d’autres sont abusés par leurs parents, que certains accidents de la route sont des homicides volontaires ; viols dans les kibboutz, pédophiles dans la ville, ghetto de noirs à Guedera, meurtre d’une femme par son mari, orthodoxes roués de coups par les policiers… une génération entière d’enfants d’immigrants des quatre coins de la terre est complètement désorientée, des familles de gangsters sèment la terreur pendant que des familles de riches répandent la misère, et tout cela en l’espace d’une seule génération, à peine passée, et en me levant le matin je ne vois que haine, plainte, envie et désespoir à chaque endroit et en tout lieu, et c’est ça aujourd’hui l’État juif, l’État des Juifs.

Et à tout ceci il faut ajouter : un pouvoir corrompu, un système juridique litigieux, une police véreuse et faible et une armée inutile ; un ministère des Finances insensible, un ministère de l’Éducation désemparé, des services sociaux en faillite, des associations de femmes et d’enfants qui croulent sous leurs charges, des associations de bienfaisance qui n’arrivent plus à répondre à la demande, un ministère de la Santé malade, un panier de santé déficient et des caisses de maladie cupides ; les anciens de la marine meurent de maladies tandis que les survivants de la Shoa sont humiliés et exploités. Qu’y a-t-il de juif dans tout ça ? Qu’avons-nous dans l’État juif qu’il n’y a pas dans les autres pays ?

Même le « Ein breira - il n’y a pas d’alternative » du sionisme laïc ne suffit plus pour justifier l’existence de l’État. Les Juifs du monde entier vivent plus en sécurité que les Juifs d’Israël.

Mais c’est surtout d’un point de vue moral juif que l’État d’Israël d’aujourd’hui n’a pas le mérite d’exister. L’éthique juive qui repose sur la responsabilité collective, la prise en charge des besoins fondamentaux des défavorisés dans la société, une économie sociale juste, n’existe tout simplement pas ici. Même la morale juive dans le cadre d’un gouvernement discipliné, d’un système judiciaire humble et sage, et d’une considération élémentaire pour tous ses concitoyens, ne fait pas partie des « articles de foi » de l’État d’Israël.

Contrairement à tout ce que nous pensions jusqu’à présent, ceux qui sont restés en Europe après la Shoa ont eu raison, même en Allemagne. Peut-être ont-ils compris que les Juifs n’ont pas réussis et ne réussiront pas à créer un État juif, ou qu’un État juif ne peut-être mieux qu’un autre pays, ou qu’un État juif est la pire des solutions pour le Peuple Juif d’un point de vue culturel, spirituel et physique.

Soixante ans déjà et pourtant si peu après la Shoa, soixante années précisément pour l’État d’Israël, la morale et l’éthique juive n’existent plus, en tout cas pas dans l’État d’Israël. L’État juif n’a donc plus de justification.

[Ce texte assez virulent contre l’État d’Israël est l’expression d’une longue crise identitaire que les Israéliens traversent depuis ces dix dernières années, l’apparition d’une vague post-sioniste n’en est que la conséquence. Israël se pose aujourd’hui la question-clé de la viabilité d’un État démocratique et juif en même temps, consensus clair à la naissance de ce dernier, dans le seul but d’une acceptation unanime de la définition du nouvel État. Cependant, il fut clair pour les pères du sionisme que cette définition de l’État ne devait être que symbolique, c’est-à-dire sans aucune incidence sur la législation israélienne.  Celle-ci ne devait reposer, au début, que sur le droit ottoman et britannique (Common-Law), et certainement pas sur les lois du Talmud. Puis, une constitution devait naître peu de temps après, ne garantissant les lois religieuses telles que le respect du chabbat, celles régissant le mariage, l’exemption de l’armée, et les lois de la cacherout que sous un statu quo (très peu respecté aujourd’hui) amené à être légiféré par la future constitution laïque israélienne. Mais les dissensions entre religieux et laïcs s’accentuant dans tous les domaines de la société, aucun texte constitutionnel n’a été adopté réellement, hormis 14 lois fondamentales depuis 1950, date à laquelle la résolution Harari lança officiellement la rédaction de la Constitution. La situation économique et sociale est catastrophique ; un Israélien sur quatre vit en-dessous du seuil de pauvreté. L’Éducation nationale est désastreuse, et les niveaux de la violence, de l’alcool et de la drogue dans les écoles atteignent de tristes records. La déclaration fracassante de Ben Gourion – à la fois révisionniste, et méprisante envers le peuple juif et sa culture – s’est retournée contre lui et prouve aujourd’hui ô combien il s’était leurré en déclarant en 1947 : « Les diasporas qui se résorbent et s’assemblent en Israël ne constituent pas encore un peuple (!), mais une tourbe hétérogène et de la poussière humaine, sans langue, sans éducation, sans racines (!!!). Transformer la poussière humaine en nation cultivée n'est pas tâche aisée (sic) ».

À l’issue de six guerres israélo-arabes, deux intifada, et sous la menace permanente du terrorisme palestinien et d’une extermination nucléaire venant d’Iran, les Israéliens se demandent aujourd’hui ce qui reste du « foyer sécuritaire » qu’est censé être Israël, alors que finalement on est plus en sécurité en Europe, aux États-Unis ou même en Russie. Il est évident aujourd’hui que rien ne peut justifier après 60 ans d’existence et un bilan aussi désastreux, un retour en terre d’Israël - si ce n’est pour y respecter les lois du judaïsme - c’est la seule définition et justification possible d’un État juif en terre d’Israël. Il est temps que le « peuple installé à Sion » se réveille, change de cap et rebâtisse cet État… avant qu’il ne soit trop tard.]

Par Yaël Mishaëli - Publié dans : Israël
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 22:52

Qui sont les Palestiniens ?

Si vous êtes si sûr que l’existence de la « Palestine » remonte très loin dans l’Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions qui suivent sur ce pays, la « Palestine » :

Par Yashiko Sagamori (traduction : Marcoroz)

 

1)       Quand a-t-elle été fondée, et par qui ?

2)       Quelles étaient ses frontières ?

3)       Quelle était sa capitale ?

4)       Quelles étaient ses principales villes ?

5)       Qu’est-ce qui constituait la base de son économie ?

6)       Quelle était la forme de son gouvernement ?

7)       Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?

8)       La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation ?

9)       Quelle était la langue de la Palestine ?

10)    Quelle était la religion dominante en Palestine ?

11)    Quel était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l’Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, le yen japonais ou le yuan chinois.

12)    Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?

13)    Connaissez-vous une librairie où l’on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?

14)    Enfin, puisqu’un tel pays n’existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?

Si vous vous lamentez sur le « lent naufrage » de cette nation autrefois « fière », pourriez-vous dire quand, exactement, cette « nation » a été fière, et de quoi elle était fière ?

Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur « palestinienne » n’est pas seulement constituée d’Arabes génériques mais en grande partie d’Arabes provenant – ou plutôt expulsés – du monde arabe alentour, si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l’autodétermination, pourquoi n’a-t-elle jamais essayé d’accéder à l’indépendance avant qu’Israël n’inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-jours ?

J’espère que vous éviterez la tentation d’invoquer un lien entre les « Palestiniens » actuels et les Philistins de la Bible : substituer l’étymologie à l’Histoire ne saurait être de mise.

La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir. N’ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont appelée non sans cynisme le « peuple palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l’Égypte, après la guerre des Six-jours, d’accepter inconditionnellement de reprendre l’une la « Cisjordanie » et l’autre Gaza ?

Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national, que la tribu d’Indiens américains qui s’est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif. Les soi-disant « Palestiniens », eux, n’ont qu’une motivation : la destruction d’Israël, et de mon point de vue, cela ne saurait suffire à faire d’eux une nation – ni rien d’autre à l’exception de ce qu’ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée.

En vérité, il n’existe qu’un moyen de parvenir à la paix au Proche-Orient. Il faut que les pays arabes reconnaissent et acceptent leur défaite dans leur guerre contre Israël, et, en tant que perdants, qu’ils versent à Israël des réparations pour les dégâts qu’ils lui ont causés depuis plus de 60 ans. La forme de réparation la plus appropriée consisterait à éliminer leur organisation terroriste de la terre d’Israël et d’accepter l’antique souveraineté d’Israël sur Gaza, la Judée et la Samarie.

Ce serait la fin du peuple palestinien. Vous disiez qu’il vient d’où, déjà ?

Par Yashiko Sagamori - Publié dans : Israël
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