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Monde juif

Jeudi 17 septembre 2009

J

e vous souhaite à tous une bonne et délicieuse année 5770 !

Qu'Hachem puisse combler chacun de nos manques, nous rapprocher un peu plus de Lui et nous renforcer, afin de traverser les dernières épreuves de ce long exil avec confiance et enfin mériter tous de voir la Délivrance finale en cette année décisive pour le peuple Juif et l’ensemble de l’Humanité…

Jonat

Par Jonat
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Vendredi 19 juin 2009

Expédition dans les profondeurs du Vatican

 

En 70 de l’ère courante, Rome part à la conquête de la Judée. Du 1er juillet au 26 août, les soldats romains assiègent Jérusalem. Le 28, la cité juive tombe. Le Temple d'Hérode est incendié, de nombreux bâtiments rasés. Quelques mois plus tard, à Rome, le conquérant de Jérusalem, Titus, exhibe les trésors volés dans le Temple. Parmi ceux-ci, la Ménorah, le fameux chandelier sacré à sept branches, ainsi que la Table des pains de proposition. Ces objets, d'une très grande valeur, ont disparu. Que sont-ils devenus ? En croisant différentes sources, on apprend qu’un témoignage oculaire datant de 1939 la situe clairement dans les très mystérieuses caves du Vatican…

Par Jonat (18/06/09)

  Titus ramène les trésors du Temple à Rome - Arcus Vespasiani et Titi

 

V

ictor-Emmanuel III, prince de Naples, règne sur l’Italie depuis le début du siècle. Il aura cinq enfants, dont quatre filles. Son fils unique, Umberto, sera donc le seul et dernier héritier du trône. Mais voici que son successeur, le futur roi Humbert II d’Italie, tombe gravement malade. Le roi Vittorio, consterné, entend alors parler des miracles d’un rabbin natif de Gabès, kabbaliste et Grand-rabbin de Libye (colonie italienne à l’époque), rabbi Itshak Haï Bokobza.

 

Dépêché sur les lieux, rabbi Itshak réussit, grâce à ses influentes bénédictions, à guérir le prince dauphin Umberto. Afin de rétribuer gracieusement le sage pour son précieux secours, il lui propose d’exaucer, dans la mesure du possible, ses souhaits. Le rav, après mûre réflexion, n’eut qu’une seule requête : qu’on lui donnât la possibilité de contempler la Ménorah d’or massif du Temple de Jérusalem, entreposée dans les caves du Vatican.

 

Hélas, le roi, qui n’avait point d’autorité sur le Vatican, ne put satisfaire sa demande. Le rav, n’ayant pas d’autre vœu, l’en remercia et s’en retourna dans sa contrée. Mais le roi d’Italie ne put en rester là et joua de ses influences pour se faire valoir auprès du pape Pie XI. Après moult sollicitudes, ce dernier finit par accepter et autorisa le Juif à pénétrer les souterrains les mieux celés au monde.

 

Rabbi Itshak, promptement rappelé sur les lieux, fut convié à Rome pour effectuer une excursion singulière qui l’introduira dans les galeries secrètes du Vatican – nous sommes le 3 janvier 1939.

 

Dans le témoignage qu’il rédigera par la suite, il décrit de longs tunnels profonds qui semblent ne plus se terminer, emplis de nombreux butins et trésors d’or et d’argent accumulés au fil des âges. Quand il fut parvenu au bout de ses interminables corridors, le maître des lieux lui désigna une porte et l’invita à l’entrouvrir pour y découvrir le plus fabuleux trésor de tous les temps…

 

Le Cohen gadol allume la Ménorah dans le Temple de Jérusalem Avec une émotion indicible, le kabbaliste s’approcha de l’entrée. C’est avec révérence et trémulation qu’il s’infiltra au sein de la pièce. Un spectacle époustouflant s’offrit alors à ses yeux ; il distingua toutes les splendeurs du Temple dont la grande Ménorah d’un or éclatant qui siégeait avec majesté au centre de la chambre. Le sage ne put contempler que quelques instants les objets sacrés, car la lumière indescriptible qui jaillissait du saint candélabre à sept branches, conçu et confectionné par Moïse en des temps immémoriaux, décontenança tant le rav qu’il en fut affecté et réclama qu’on le sorte immédiatement des sous-sols du Vatican.

 

De retour à Tripoli, rabbi Itshak Bokobza réunit sa famille et leur fit le récit de ce qu’il vit dans les grottes secrètes de Rome. Il leur fit la description des ustensiles et de la grande Ménorah ennoblis d’un précieux métal aurifère.

 

Mais, le saint homme, très affaibli par cette aventure, rédigea ses mémoires avant de rendre l’âme à son Créateur quarante jours après avoir accédé à  l’inaccessible. Certains diront qu’il fut foudroyé en plein cœur par l’éclat qui jaillit de la Ménorah, d’autres diront qu’il fut profondément affligé connaissant le lieu des trésors inestimables du temple. Dans tous les cas, sa rencontre avec la splendeur cachée lui fut fatale. Il fut ainsi le dernier à avoir vu la Ménorah – c’était le 12 février 1939 (23 Shevat 5699).

 

 

 

Par Jonat
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Mercredi 19 novembre 2008

Le fabuleux destin de St Pierre zatsal

Nous sommes aux premiers siècles de la future ère chrétienne. Une secte fraichement créée par les disciples d’un certain Jésus de Nazareth met le peuple juif dans une situation désastreuse et oblige les Sages d’Israël à lancer la plus grande supercherie de l’histoire de l’humanité : un agent double infiltrera la secte afin d’en éloigner les membres des Juifs et de la Torah, protégeant ainsi Israël d’une destruction physique et spirituelle. Voici la fabuleuse histoire de Simon Kippa, celui qui inventa… le christianisme !

Par Jonat (traduction et annotation), tiré du Otsar Midrachim (éd. Eisenstein, N.Y 1915 - p. 557)

  Otsar Midrachim

À

 cette époque-là, le conflit entre les nazaréens et les juifs s'amplifia, jusqu’à se transformer en une véritable haine. Chaque fois qu’un nazaréen voyait un juif, il le tuait. Cette situation tragique perdura pendant 30 ans. Les nazaréens se réunissaient par milliers pour empêcher le peuple de monter à Jérusalem pendant les fêtes, ce fut une période d'affliction qu'Israël n'avait pas connue depuis le veau d'or ; le peuple se trouvait désemparé. La secte des nazaréens se renforça et se propagea, 12 hommes se dispersèrent sur 12 royaumes, ils prédirent des prophéties et ils pervertirent Israël avec eux. Ils devinrent populaires et propagèrent la foi en Jésus en se désignant comme ses envoyés, ils entraînèrent ainsi avec eux de nombreux Juifs. Les sages virent ce malheur et furent cruellement affectés, chacun se lamentant :

« Malheur à nous, parce que nous avons péché ! Car de nos jours un malheur que nous et nos pères n'avons jamais connu s'est abattu sur Israël ».

La souffrance était à son comble, on s'endeuilla, on pleura, on leva les yeux vers le ciel en priant :

« S'il-Te-plaît mon Dieu, aide-nous car nous ne savons que faire et nos yeux sont tournés vers Toi, car le sang coule du milieu de Ton peuple Israël à cause de cet homme. Jusqu'à quand ce piège nous sera-t-il tendu, jusqu'à quand la main des nazaréens nous atteindra-t-elle pour nous assassiner en nombre et nous laisser en minorité ? Car c'est bien leurs ruses qui sont la cause de la perte de Ton peuple, la maison d'Israël. Et toi, pour Ton Nom, donne-nous le conseil qui nous aidera à nous séparer de la secte des nazaréens ».

Un jour où l’on récitait cette prière, un sage se leva parmi les anciens ; il s'appelait Simon Kippa et savait se servir des « voix célestes ». Il leur dit :

« Ecoutez-moi mes frères ! Si vous l'acceptez, je séparerai ces gens-là de la communauté d'Israël et ils n'auront ni part ni héritage au sein de notre peuple. Je le ferai à condition que vous preniez sur vous la faute que je m’apprête à commettre ».

Ils répondirent tous en disant :

« Nous prenons sur-nous cette faute, mais conforme-toi à ce que tu as dit ! ».

Saint-Pierre Simon Kippa s’en alla au temple, pénétra le Saint, inscrivit le Grand Nom[1] sur du parchemin, entailla sa chair et l’y inséra. C’est à l'extérieur[2] du temple qu’il ôta le parchemin pour s’initier[3] à la lecture du Nom divin. Il voyagea pour se rendre auprès des nazaréens. Quand il arriva dans leur capitale, il déclara haut et fort :

« Que tout celui qui croit en Jésus vienne à moi, car je suis son envoyé ! ».

Ils lui demandèrent un signe ou un prodige, il leur dit :

« Quel signe voulez-vous ? »

Ils réclamèrent les mêmes prodiges qu'avait réalisés Jésus dans sa vie. Il demanda qu'on lui amène un lépreux. Les nazaréens approchèrent un lépreux, il plaça ses mains sur lui et le lépreux guérit. Il demanda ensuite qu'on lui amène un mort, ils s’exécutèrent et tandis qu'il avait sa main sur lui, le mort ressuscita et se mit debout. Sur ces prodiges, ils se mirent à le craindre et se prosternèrent devant lui en disant :

« Tu es vraiment l'envoyé de Jésus, car voilà tout ce qu'il a réalisé dans sa vie ».

Simon Kippa leur dit :

« Je suis l'envoyé de Jésus et il m'a ordonné d'aller vers vous. Jurez-moi que vous ferez tout ce que je vous ordonnerai ! »

Ils firent le serment :

« Tout ce que tu nous ordonneras, nous le ferons ».

Simon Kippa débuta son sermon :

« Sachez que Jésus détestait Israël et sa Torah, comme l'a prophétisé Isaïe : « vos néoménies et vos solennités, mon âme les abhorre[4] ». Sachez encore qu'il ne désire plus Israël, comme Osée l'a prophétisé : « car vous n'êtes plus mon peuple[5] ». Même s'il a la possibilité de les anéantir en un instant, il ne désire pas les faire disparaître. Il veut qu'ils soient le témoignage de sa crucifixion de génération en génération. Toute la souffrance qu'il a endurée, c'est pour racheter vos fautes et vous sauver de l'enfer. Aujourd'hui, il vous met en garde et vous ordonne de ne plus faire de mal à aucun juif. Si un juif vous demande de marcher avec lui une mesure, marchez avec lui deux mesures. Si un juif vous frappe la joue gauche, tendez-lui la droite. Car ainsi ils mangeront leur part dans ce monde-ci et seront jugés pour l'enfer dans l'autre monde. Si vous vous comportez ainsi, vous mériterez de siéger avec lui dans son royaume. Voici qu'il vous ordonne de ne plus fêter pessah, mais vous célébrerez plutôt le jour de sa mort[6]. À la place de la fête de chavouot, 40 jours après sa lapidation, vous fêterez son ascension[7]. Vous célébrerez sa naissance[8] à la place de la fête de souccot, puis vous compterez huit jours et fêterez sa circoncision[9] ».

Ils lui répondirent tous :

« Tout ce que tu as dit nous le ferons, mais tu devras rester parmi nous ! ».

Il leur dit :

Basilique Saint-Pierre de Rome « Je m'établirai au sein de vous si vous respectez ce qu'il m'a ordonné : l'abstinence de toute nourriture hormis du pain sec et un peu d'eau. Vous me bâtirez une tour dans la ville et j'y résiderai jusqu'au jour de ma mort ».

Ils réalisèrent ses paroles et lui construisirent une tour. La tour fut sa demeure, ils respectèrent ses exigences tous les jours de sa vie en ne lui donnant qu'un peu de pain et d'eau. Il demeura dans la tour et servit fidèlement[10] le Dieu de ses pères Avraham, Itshak et Yaacov. Il rédigea de nombreux poèmes[11] qu'il envoya à ses maîtres. Il vécut là six ans avant de rendre l’âme à son créateur, et son dernier souhait fut d’être enterré sur place, dans la tour ; ce qu’ils accomplirent. Plus tard[12], ils bâtirent sur lui un splendide palais[13], situé à Rome encore aujourd'hui.

Simon Kippa fut rebaptisé « Pierre[14] » par les nazaréens, car il fit de la pierre sa demeure jusqu'au jour de sa mort[15].

“Agaddeta deChimon Kippa” - Ver. 1 (Beth Hamidrach chap. 5, 60), Lire la version originale : en hébreu. Traduction pour ©Le blog de Jonat.



[1] Il s’agit du Saint Nom, le Chem hameforach, de 72 morphèmes composés de 3 lettres chacun provenant de 3 versets de la Torah (Chemot 14:19-21).

[2] En effet, le Saint Nom inscrit sur les murs du Saint (l'antichambre du Saint des Saints) était oublié aussitôt les portes du Temple franchies.

[3] La vocalisation et la cantillation du Nom divin sont connues uniquement par un très petit nombre d’initiés.

[4] Le prophète parle ici des « sacrifices » des fêtes (voir exégèse). Quand Israël faute, Dieu ne supporte plus ses offrandes en sacrifice.

[5] Lorsqu’Israël s'adonne au culte des idoles, Dieu répudie Israël « temporairement », comme il est dit dans le verset suivant (Osée 2:1) : « les enfants d'Israël seront dénommés Les Fils du Dieu vivant ». Ces versets sont à prendre comme des réprimandes - jamais comme une rupture - comme le dit clairement le prophète Amos « C'est vous seuls que J'ai distingués entre toutes les familles de la terre, c'est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes » (Amos 3:2). 

[6] La Pâques, commémore le jour de sa crucifixion (la veille de Pessah selon le Talmud, traité Sanhedrin 43a).

[7] L'Ascension est célébrée quarante jours après le dimanche de Pâques. C'est pourquoi elle tombe un jeudi, le Jeudi de l’Ascension.

[8] La fête de la Nativité, appelée plus couramment « Noël », est célébrée le 25 décembre.

[9] Le jour de l’an chrétien, Anno Domini, commémore la circoncision de Jésus célébrée 8 jours après Noël, le 1er janvier.

[10] Voir Rachi (ver. non censurée – Ein Yaacov 1ère éd.) dans le traité de Avoda Zara 10a (sur ketav velachon) : « Les autres ont rédigé leurs livres fallacieux : Jean, Paul et Pierre ; tous des juifs qui parlaient le latin, la langue des évêques. Ils apprirent et approfondirent leur langue pour se rendre importants à leurs yeux. Leur seul but était de les éloigner du peuple car ils n’ont jamais renié leur foi, mais c’est pour le bien d’Israël qu’ils ont œuvré. C’est en voyant le sort des Juifs, souffrants et affligés par les duperies de Jésus, qu’ils se sont consacrés à lui - à leurs yeux - afin de les régenter… ». Voir aussi rabbénou Tam et rabbi Chimon haLevy sur le Mahzor Vitry.

[11] Dont le fameux Nichmat kol haï de chabbat et de la Haggada de Pessah, ainsi que le Ata Konanta de Yom Kippour.

[12] Sous l'empereur Constantin Ier (306 – 337 EC)

[13] La Basilique Saint-Pierre de Rome, Sancti Petri, le plus important édifice religieux du christianisme, est considérée comme l’église du Pape et de l'État pontifical. La tombe de Pierre est située sous l'autel (voir aussi wikipédia).

[14] En réalité, Kippa est un surnom, il est la traduction araméenne de Pierre. Simon est connu par l’évangile sous le nom Simon fils de Jonas ou Simon-Pierre. Il est considéré par tous les chrétiens comme le chef de l'Église et premier évêque de Rome, il fonde ainsi la primauté épiscopale dont les papes seront ses successeurs.

[15] Dans les Annotations de rabbi Barukh Frankel (O.H 580) on peut lire : « Il est rapporté dans un manuscrit que le 9 tevet est mort Simon hakalfonl’éplucheur », celui qui sépare), qui sauva Israël de la perdition au temps de ces renégats. Ce jour fut fixé jeûne perpétuel à Jérusalem ». Pareillement, L’auteur du Méorei Or (p. 496) rapporte au nom du Sefer hazikhronot : « Les raisons de ce jeûne sont inconnues… il y est mentionné la mort de Simon… qui soulagea les Juifs, mais elles ont été dissimulées à cause d’eux ». Voir aussi le Sefer Toldot Yechou hanotsri (p. 126). C’est pourquoi le jeûne du 9 tevet - appelé Jeûne des Tsadikim - est mentionné dans la plupart des ouvrages de halakha (O.H 580) comme étant d’origine inconnue.

Par Jonat
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Vendredi 5 septembre 2008

« Selon tous les critères de Hazal, il s’agit d’un rêve authentique » - Rav Chalom Cha’hne Zohn Chlita, dont le récent rêve alimente toutes les conversations de la population orthodoxe, se confie au journal Michpa’ha

 

Le Hafetz Haïm m’a dit :

« Fais savoir que la Géoula est imminente ! »

 

'La Guéoula est toute proche et nous devons nous préparer' Rav Chalom Cha’hne Zohn Chlita est l’un des derniers élèves du Hafetz Haïm encore en vie et le machguia’h le plus chevronné de notre génération.

Il est également la personne dont le tout récent rêve a entraîné le public orthodoxe dans une véritable tempête. Dans un entretien exclusif avec le journal orthodoxe Michpa’ha, il révèle les détails de son rêve, il explique la raison pour laquelle il est évident qu’il s’agit de quelque chose de réel, il définit le rôle de chaque Juif, et parle également de sa propre façon de se préparer à la venue de Machia’h.

Interview de Eliezer Shulman pour Mishpa’ha.

 

 

« 

Est-ce le journaliste ? », demande Rav Cha’hne Zohn, en levant légèrement les yeux. L’employé philippin qui s’occupe du Rav fait oui de la tête. Rav Cha’hne m’invite à m’asseoir.

« L’un des plus anciens tsadikim de Jérusalem a rêvé que la Guéoula était proche. C’est un homme calme et humble, qui n’aurait jamais parlé à personne de son rêve. Le Hafetz Haïm lui a demandé de raconter ce rêve, et c’est pourquoi il l’a fait », a expliqué Rav Tsvi Méïr Zilberberg lors de l’un de ses cours début août.

Rav Tsvi Méïr n’ajouta alors aucun détail. La rumeur s’est répandue à travers la population orthodoxe que le Hafetz Haïm était apparu en rêve à l’un de ses derniers élèves encore vivants, en lui disant « Tu dois savoir que Machia’h va arriver avant Roch Hachana ». Le jour suivant, la rumeur rapportait que le Hafetz Haïm était réapparu et avait répété « fais savoir que Machia’h va venir avant Roch Hachana ». Certains attribuèrent la citation au Rav Dov Yaffé, qui mentionna lui aussi l’évènement pendant une conversation à la yéchiva. D’autres citèrent la Rabbanite Batsheva Kanievsky, l’épouse du Rav Haïm Kanievsky, qui décréta que « la base de cette histoire est authentique et c’est une mitsva de la rendre publique ».

 

Rav Israël Meïr Kagan - L'auteur du 'Hafetz Haïm' Le rêve, après enquête, a été raconté par Rav Cha’hne Zohn, un élève du Hafetz Haïm et l’un des plus anciens machgui’him de notre époque, qui fut Roch Yéchiva de Torah Vedaat. Selon différentes sources, il aurait plus de 90 ans, mais il refuse de divulguer son âge véritable.

Dès le tout début de son entretien avec Michpa’ha, peu de temps après que je me sois présenté, Rav Cha’hne Zohn me confirme que son Rav lui est en effet apparu en rêve : « Dans un rêve, j’ai vu le Hafetz Haïm. Il m’a dit de faire savoir au monde entier que la Guéoula est toute proche, et que nous devions nous préparer. Chacun doit faire Téchouva de ses pêchés, avec un cœur brisé ».

Quand j’ai tenté de lui poser des questions, il m’a montré sa prothèse auditive en me disant « Je n’entends pas très bien. Ecris tes questions et j’y répondrai ». Il m’a montré un stylo noir  posé sur la table, et c’est ainsi que commença l’interview. Toutes les questions ont été posées à l’écrit ; les réponses ont été enregistrées et retranscrites pour nos lecteurs.

 

Il a été dit que pendant le rêve, on vous a dit que Machia’h viendrait avant Roch Hachana ?

« Il ne m’a pas indiqué de moment précis, m’affirma-t-il. Pas plus qu’il ne m’a donné de signe qui précéderait le moment de sa venue ».

 

Alors  que signifient les mots « La guéoula est proche » ?

« Qu’elle s’approche, et donc que chacun d’entre nous est dans l’obligation de se repentir ».

 

Vous a-t-il dit de quelle façon on est censé faire Téchouva ?

« Chacun sait pertinemment  sur quoi se repentir. Il n’y a pas de solution globale. Chaque personne doit savoir que la Guéoula est proche et qu’elle doit faire Téchouva ».

 

Est-ce qu’il y avait un message spécial pour les Bné-Torah ?

« Non, il n’y avait pas d’instructions spécifiques pour les Bn é-Torah. Mais on sait déjà, comme l’a dit Rabbi Israël Salanter : ‘Pour les Bné-Torah, la façon de faire Téchouva est de renforcer l’étude’, d’apprendre plus, de manière plus intense encore ».

 

Est-ce que ce même rêve s’est répété ?

« J’ai fait 2 fois ce rêve, et il est pour moi évident qu’il s’agit d’un « ‘halom emet » - rêve authentique -, un rêve auquel on doit accorder toute notre attention. Je n’ai absolument aucun doute à cet égard ».

 

Est-ce que le Hafetz Haïm vous est apparu comme dans vos souvenirs de son vivant ?

« Oui, oui, et ce fait est révélateur. Mais ce n’est pas le moment d’en parler ».

Il réfléchit pendant un instant. « Je vais même vous dire plus. Si on ne m’avait pas obligé à raconter tout cela, j’aurais tout gardé pour moi. Mais puisqu’on a exigé de moi que je rende publique cette histoire, que le rêve s’est répété, et qu’il y a des signes de son authenticité d’après la Guémara, j’ai décidé de m’écarter de ma conduite habituelle, suivant ainsi les instructions du Hafetz ‘Haïm ».

 

Poutine of Russia & Ahmadinejad of Iran quittent la scène de l'Histoire ? Avez-vous été stupéfait de le voir en rêve ?

« Non »

 

Était-ce la première fois qu’il vous apparaissait en rêve ?

Les lèvres de Rav Cha’hne bougèrent, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Je fis un effort inouï pour entendre ses mots, mais il agita la main. Je tentai de répéter ma question, en vain. Je compris alors que la question resterait sans réponse. Au lieu de rester silencieux, le Rav Zohn poursuivit son étude.

 

Vous rappelez-vous où se trouvait le Hafetz Haïm dans votre rêve ? Etait-il chez lui ? Dans le Bet-Hamidrach de Radin ? Dans la rue ?

«  Je l’ai vu clairement ».

 

Et où était-il ?

« J’ai vu le Hafetz Haïm très clairement. Il me parlait de façon claire, Comme il le faisait de son vivant, et il m’a dit de répandre ses paroles ».

Il n’y a pas eu de réponse à ma question. (Plus tard, quand mon dictaphone fut éteint, Rav Cha’hne Zohn m’expliqua son refus de répondre. « Je dois diffuser ce qu’on m’a dit. Pas ce que j’ai vu »).

 

N’ayez pas peur : le temps de votre délivrance est arrivé ! On sait que le Hafetz Haïm avait un vêtement réservé pour accueillir Machia’h. Vous préparez-vous vous aussi à sa venue ?

« Quelle question ! Nous nous sommes toujours préparés à cela ».

 

Je veux parler des préparatifs personnels du Rav.

« Dans la synagogue Har Tsvi de Jérusalem, j’ai créé un Kollel (Académie Talmudique) ‘Kodshim’, où on y étudie les lois des Korbanot (sacrifices), parce que le Hafetz Haïm a dit que notre génération s’appelle ‘Ikveta deMechi’he’, la génération de la venue du Machia’h. Cela signifie que nous devons étudier toutes les lois relatives au Bet Hamikdach (Temple).

Avec l’aide d’Hachem, lorsque le Bet hamikdach sera reconstruit, nous serons à même de les accomplir ».

 

Journal Mishpa’ha (07.08.08) – Traduction: Jonat


 
Par Jonat
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